...ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnait

Publié le par 問道

   Pas facile de tenir un blog en ce moment…

 

   La fin de l’année, professionnelle et universitaire, approche et l’on prépare l’année prochaine, pour ce qui est en tout cas les formalités administratives. Un petit peu débordés en ce moment donc !

 

   J’y ais cependant rencontrés d’autres animaux urbains particulièrement antipathiques. Je ne saurai pour le moment les nommer, je me contenterai de faire leur description. Petit blanc, partit dans un pays lointain et au discours dominant semblant agressif pour son modèle de société d’origine, il semble avoir une revanche à prendre. Il se met donc à adorer cette agressivité et cette apparence « d’alternative qui montre son efficacité et qui monte en puissance ». Il vie dans ce pays, se vante d’aider son prochain, contre la misère dans ce pays, tout en chérissant la mère de cette misère. « Je combats les conséquences des causes que je chéri ». Il s’en vante donc, il s’en vante beaucoup… il ne se prétend pas adorateur du régime en place, mais au contraire, fin connaisseur de ce pays ou il a le cul posés, fin analyste même et même, plus fin spécialiste de ce pays et « sa société » (et s’il fallait parler de « ses sociétés ?) que ses propres habitants ou natifs, vomissant ce régime. Et ses arguments et analyses sont, au mot prés, ceux de la propagande… Il est gonflé, il ose tout, par exemple, il reproche aux dissidents d’être absent de ce pays et de continuer à en parler. Il ne se demande pas pourquoi ces gens vivent à l’étranger et pourquoi ils n’y retournent pas… ni même s’ils le peuvent. Et il va sur le blog de ces gens, qu’il insulte, pour y faire la pub de son site. Mais bon, il est un spécialiste fin de ce genre de pays, il a par exemple compris ce que d’autres ne comprennent pas : « l’état, le régime en place est le pays », le parti qui dirige est la société et ses habitants. Quelle chance il a d’être sin fin et si malin ! Et ce fut même toujours le cas dans l’histoire de ce pays qu’il connait si bien ! Il n’en a jamais été autrement ?

la 30eme seconde leur est dédié.

 

 

 

 

 

 

   Petite lecture au Courier International  du 19 juin 2009 :

« Es-tu pour le Parti ou pour le peuple ? » Telle est la question osée qu’a posée publiquement un bureaucrate chinois à un journaliste qui enquêtait sur une opération immobilière douteuse. La mise en opposition de ces deux termes censés être intimement liés – le Parti communiste et le peuple – suscite un tollé dans la presse chinoise.

En 2004, la municipalité de Zhengzhou a alloué un terrain de 41 761 mu (2 784 hectares) à un promoteur, Tianrong Zhiye, dans le but de construire des logements sociaux, raconte l’hebdomadaire cantonais Nanfang Zhoumo sur son site. Or, cette société a construit des immeubles, mais aussi 12 villas de luxe ! Quand un journaliste de la radio nationale a voulu en savoir plus sur cette affaire lors de la journée d’accueil du public au bureau de l’aménagement du territoire, Lu Jun, directeur adjoint du bureau, a rétorqué au journaliste : « Es-tu pour le Parti ou pour le peuple ? Pourquoi votre radio se mêle-t-elle de cette affaire ? »

Le journaliste est resté bouche bée – et pour l’ensemble de la presse, il y a de quoi : les médias chinois sont censés être la voix du Parti et du gouvernement, dont les buts sont de servir le peuple. Sur le fond, l’intérêt du Parti et celui du peuple ne peuvent qu’être identiques.
« Depuis quand notre parti s’oppose-t-il au peuple ? Les cadres comme Lu jun se disent 'au service du public, mais ne prennent jamais la population au sérieux », estime ainsi l’éditorial du Qianjiang Wanbao, quotidien du soir du Zhejiang. « Ces quelques phrases du directeur adjoint témoignent d'une logique qui fait froid dans le dos », renchérit dans son éditorial le quotidien pékinois Xin Jingbao.

Les internautes chinois aussi y vont de leurs commentaires ironiques ou violents. Ainsi ce message publié sur le site de Nanfang Zhoumo : « Bravo, vous avez le courage de mettre le Parti et le peuple en opposition ! » Ou cet autre : « Enfin quelqu’un dit la vérité ! »

 

   Un autre exemple ici, ou encore ici

 








A lire : « Chine à quand la démocratie ? Les illusions de la modernisation » de Hu Ping

 

Publié dans Anecdotes

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silouane 26/06/2009 04:16

Je profite d'un petit passage de l'autre côté de la frontière Total pour te faire salut.
Les tontons flingueurs, une époque où les dialogues valaient de l'or.