Vulnérabilité

Publié le par 問道

Vulnérable

   La puissance n’est qu’une illusion, comme le bien-être et toutes ces choses. Voilà ce que j’aimerais vous exprimer ce soir chers rares lecteurs. Nous sommes tous vulnérables, sauf qu’à certains moments, certaines époques de l’existence, nous nous sentons en forme, fort, invincible. Mais ce ne sont que des sensations, rien de plus, nous sommes toujours les mêmes, faibles, vulnérables… nuls.

   En écrivant sur ce blog, certaines choses ont touché le petit égo de certains, je me suis fait des inimitiés. Je ne vous dirai donc pas ce qui me rend aussi conscient de ma nullité. Je me contenterai de dire donc « je suis un nul », sans expliquer dans le détail. J’ai par le passé chercher à donner l’illusion de la force, de la dureté, parce que je recherchais le regard des autres, j’ai été aussi immature que n’importe qui d’autre, dont vous. Oui, aussi immature que vous, car ne vous y trompez pas, vous avez les mêmes faiblesses que moi, ce sont juste les doses qui différent !

   Nous ne sommes rien d’autre que des esclaves, les serviteurs de notre vanité, de notre égo, qui nous rongent petit à petit. Il me semble que c’est là la source de toutes ces choses que nous croyons « belles » mais qui ne sont qu’instruments de torture du maître, notre maître absolu à tous. Ces instruments de torture, nous les appelons « amour », « espoir », etc … Mais toutes ces choses sont vouées à nous décevoir, vouées à nous faire souffrir, car égo et vanité sont des maîtres un peu sadiques. Plus haut nous montons, plus longue sera la chute et plus douloureux sera le choc. Et nous avons mal, nous souffrons, nous pleurons même parfois. Ainsi, dés que l’occasion se présente, nous recommençons ce cycle infernal : nous remontons, rechutons et retombons.

   Nous n’avons rien compris. Tout est vain, il n’y a finalement que la mort et la disparition. Oh, ne vous en faites pas, l’auteur de ces lignes n’est pas suicidaire, loin de là, ce n’est pas bien de mourir avant ses aînés, mais… vous lisez les lignes d’un homme un peu monstrueux, qui a passé son adolescence malheureuse à attendre l’âge adulte, espérant qu’il serait plus épanouissant… j’y suis maintenant à l’âge adulte et je n’attends qu’une seule chose : de pouvoir savourer enfin le jour ou mon corps arrivera au bout de ses possibilités. Et certainement que ce jour-là, j’attendrai avec impatience le lendemain. Le plus beau jour de la vie d’un homme, c’est le dernier.

   Le Bouddha à tellement raison ! De toute l’histoire de l’humanité, il a été le seul être doué de vraie compassion.

Publié dans Anecdotes

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Hamid 22/11/2009 02:06


Rares lecteurs: A toi de voir comment faire pour que le rare devienne autre chose.
J'aime le texte. J'aime le style.
Ton cycle est celui de Sisyphe. Un rocher [la vie] sur le dos, tu montes, tu arrives au sommet, la chute, tu recommences.
Tiens, un livre! Le mythe de Sisyphe. Camus.

Tanemmirt-ik a tamurt.


lili 17/11/2009 14:05


bah tu m'as pas reconnu ?! bah c'est Sam quim'a passer ton site ! va voir sur facebook ! :)
bisous bon courage
lili


問道 17/11/2009 20:42


Je t'ai reconnu après avoir répondu!!! Comment vont tes abdominaux?


lili 17/11/2009 00:30


wouahhh ! j'aime ta façon d'ecrire ! pourtant je ne peux être de ton avis ! je suis trop optimiste pour cha ! mais je comprends ton raisonnement, bien que je ne saches rien de ton enfance, et très
peu de chose d etoi...
Merci à notre ami commun de m'avoir passe rton site !
Amélie


問道 17/11/2009 11:10


Lili, chere amie, qui est notre amie commun?!