Libéral:

Publié le par 問道

   «Personne croyant au libéralisme. » Voici la définition la plus basique que l’on puisse donner au terme « libéral ». Bien que cette idéologie tienne plus de la bigoterie la plus arriérée que de la « pensée », cette définition me semble courte. On peut en imaginer plusieurs selon la dimension ou le point de vue :

   Défvonhayek.jpgfinition idéologique : adhérant à l’idéologie libérale, prônant une société basée sur le travail, qu’il présente comme une valeur émancipatrice, au contraire d’autres comme la solidarité, vue comme une prison et une tare. Le libéral n’aime pas la solidarité, qu’il préfère voir remplacer par la charité, c'est-à-dire la dépendance des plus précaires de la société au bon vouloir des plus riches, selon leur humeur. Dans la vision du monde du libéral, l’individualisme, la concurrence et la rivalité créent de l’intérêt général et de l’altruisme. Un individu égoïste, mobilisant toutes ses capacités cérébrale et physique pour assouvir ses intérêts et plaisirs personnels sur le dos des autres, contribue au bien commun. Pour le libéral, l’échec des politiques libérales menées par les gouvernements depuis 30 ans, les européens notamment, est du au fait que l’on n’a pas suffisamment libéralisé, bien que les pays les plus fidèles aux dogmes des théoriciens de cette idéologies soient les plus touchés par la dernière crise, et certainement la prochaine semblant arriver à grand pas.

   Définition religieuse : croyant inconditionnel et fanatique à l’idéologie capitaliste dans sa forme la plus extrême. Religion dont le dieu porte le nom de « Marché » qui agit par sa « main invisible » sur les échanges, le libéral croit que celui-ci est omniscient et omnipotent. Dans la religion libérale, tout doit être mis entre les mains du Marché, même les relations humaines. Dans sa cosmogonie, le temps est une courbe en croissance éternelle, et la biosphère un cercle tournant autour du marché.

1214339516_becker_gary_print.jpg   Définition science humaine : inculte idéologue croyant mordicus à ce que Karl Polanyi appelait « les superstitions du XIXe siècle ». Pour lui, l’homme est un individu cloisonné et isolé, complètement rationnel et naturellement enclin à l’échange et au commerce et régit par les lois de l’offre et de la demande. N’étant jamais sorti au-delà du trottoir au seuil de sa porte, il déclare sa croyance « réalité universelle de la nature humaine ». Le libéral n’aime pas les sciences humaines, allant souvent à l’encontre de son idéologie quant aux natures des relations sociales, complexes au point de surpasser sa capacité de compréhension, il les qualifie aisément de divers quolibets « utopistes », « gauchistes »… c’est l’idéologie qui fait la réalité à ses yeux et non l’expérience qui fait son opinion.

 friedman-milton-2.jpg  Définition psychanalytique : Malade mental donnant tout loisir à ses pulsions suicidaires, il dépense toutes ses pulsions auto-destructives dans le travail et la consommation. L’économiste passionné de psychanalyse et traducteur de Freud en anglais, John M. Keynes parlait de « désir morbide de liquidité » pour définir la pathologie, leur amour de l’argent comme objet cassant le lien social et le troc, le rôle de l’argent est, par son accumulation d’être un adjuvant à la sélection naturelle et le calcul financier, justifiant la légitimité de l’existence d’une chose ou d’un être. Le libéral souffre également d’un narcissisme surdimensionné, doublé de schizophrénie. Narcissique parce qu’il se fantasme individu libre et unique au sein d’autres atomes isolés et schizophrènes parce que tout en s’imaginant libre et unique, il consacre sa vie et son existence à singer les autres pour décider et se construire ce qu’il pense être une personnalité.

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Publié dans Capitalisme

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O* 02/03/2010 11:40


Beau boulot WD! Keynes comparait même l'argent à la matière fécale... La dernière illustration est parfaite!