le Gras Timonier

Publié le par 問道

Le Gras Timonier

edouard_candidat.jpg   Je suis tombé par hasard sur le site d’une association de gens, naïfs… dans le meilleur des cas, ou pas. C’est l’association « liberté-chérie ». Je fus d’abord touché par leur discours naïf et absolument utopique. Je me suis dis « les pauvres, ils parlent comme ces ahuris qu’on a bourré de drogues hallucinogènes et qui n’ont plus conscience du monde dans lequel ils vivent ». Peut-être sont-ils la preuve que les extra-terrestres existent et qu’ils kidnappent des jeunes gens pour opérer des manipulations sur le cerveau humain, ou ce genre de chose. Plus sérieusement, il est en vérité tout à fait humain de faire croire et dire n’importe quoi aux gens, suffit d’en avoir les moyens techniques et institutionnels. Goebbels ne disait-il pas « un mensonge répété 1 000 fois vaut mieux qu’une vérité dite une fois » ?

   Parmi cette bande de pauvres, il y a leur leader, leur gras timonier, Edouard Fillias… mais appelez le Edward ! Il a tout du premier de la classe, la coupe de cheveux, le regard un peu vide, le sourire large mais sans malice… vous savez, ces premiers de la classe, premiers parce que prompt à bien réciter la leçon, après avoir écouté bien sagement le professeur parler, fayotter les bavards et sans jamais poser de questions. De fort brillants élèves, en classe, mais en dehors…

   Le gras timonier donc, capable de clamer son amour de la liberté tout en rédigeant (peut-être lui, peut-être un nègre) un texte absolument apologique de la République Populaire de Chine (RPC) ici. Pourquoi pas, Sartre nous a vendu une URSS paradisiaque, les maoïstes un grand bond en avant prospére et une révolution culturelle joyeuse et heureuse... c’est exactement la même chose ! Juste à côté, il vous proposera ensuite de lire Fahrenheit 451, ce livre ou l’on raconte une société sans livre, sans culture, avec juste du divertissement, une société dictatoriale tenant sur l’abrutissement des hommes. Ce qu’est la RPC, en voici quelques témoignages ici. Que se passe t-il dans la tête des adeptes de cette pauvre secte d’enfants un peu neuneu pour ainsi vendre une chose et ensuite, une œuvre qui dénonce ce qu’ils prônent ? Je serai tenté de dire « rien du tout, juste ils ne se rendent pas compte ». Mais, il se passe quelque chose : le théâtre de l’absurde.

   Le théâtre de l’absurde donc, c’est ainsi que j’appellerai poliment tout le merdier dans lequel ils nagent :
- liberté de travailler : pour eux, le travail libère, et grâce à leurs relais dans les médias, beaucoup de gens, jeunes, naïfs, parfois mongoliens le pensent. Le travail c’est de se lever tôt pour arriver à l’heure au travail et : d’obéir à son patron, quoi qu’il ordonne. Comme disait un cadre l’été dernier « tu as beau faire des études supérieurs, arrivé dans le monde du travail, tu ne dois qu’obéir, même si le patron te fait faire quelque chose qui va couler la boite et que tu le vois ». Gagner de l’argent ? Pour en faire quoi, si ce n’est s’acheter ce que l’entreprise veut qu’il achète, provoquant l’envie, le faisant passer pour besoin via le marketing et les médias (quelle est la mission de TF1 déjà ?) et pérenniser la relation entre l’homme et l’entreprise, la dépendance du premier sur le deuxième et donc, asseoir la domination du patron. La liberté, c’est l’esclavage disait Big-Brother, la liberté, c’est la servitude volontaire dit le libéral. La liberté de ne pas être libre !

- une société sans lien : ce qui compte, c’est l’individu, lié par leurs intérêts égoïstes, qui, dans un équilibre parfait construisent de l’intérêt général. Seulement, dans leur si profonde réflexion, une question se pose : l’homme égoïste peut-il être ou rester longtemps honnête, ou cherche t-il un moyen de rouler les autres pour assouvir davantage ses envies et ses intérêts égoïstes, brisant ainsi tout ce jolie équilibre ? Ils ne se sont jamais posé la question, se contentant de nager dans leur verbiage. Pour eux, il faut détruire les liens de solidarité, empêchant la « création de richesse », s’ils reconnaissent qu’ils existent dans leur grande ouverture d’esprit, ils considèrent qu’il ne faut pas en tenir compte, en aucun cas. La solidarité chez eux est une contrainte et un barrage à la liberté, qui les fait tant fantasmer.

- le Marché : ce dieu qui non seulement peut tout, mais est tout. Tout doit lui être soumis et procure toujours le bien… et si le Marché omnipotent provoque des catastrophes, famines, précarités, misères, ce n’est pas de sa faute, c’est juste que l’on ne lui fait pas confiance, même si, plus son émancipation crois, plus les catastrophes sont nombreuses et s’aggravent. « Arrêtez de douter de lui, faites confiance au Marché pour réparer les catastrophes qu’il provoque ». Le marché ne fonctionne en théorie que dans l’hypothèse d’un équilibre parfait, qui n’existe pas et ne peut exister au vue des « valeurs » morales du libéralisme : la cupidité, la soif de l’or et le cynisme.

Vous l’avez compris, j’ai un profond mépris pour les libéraux, aussi bien en collectifs mode « Borg » dans Star-trek que les individus type le gras timonier Edouard Fillias et ses gentils amis dégénérés.

Le pauvre Edward…

Publié dans Capitalisme

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libertal 28/02/2010 09:58


Le libéralisme n'est pas une doctrine. Tous ceux qui ont écrit sur le sujet ont simplement essayé de comprendre ce qui est la nature de l'homme, mais aussi la nature au sens large. L'homme, les
animaux, les planètes, ne font jamais que ce qui est dans leur intérêt, ou, pour l'homme, ce qu'il pense être dans son intérêt.


問道 28/02/2010 12:48


   Oui, c'est le seul génie de cette idéologie, ne pas dire ce qu'elle est pour se prétente "étude des hommes"... une "étude des hommes" criblé d'érreurs et de préjugés, voir même de
clichés, une réflexion d'une extrême superficialité, que d'ailleurs les sciences humaines démontent... c'est très clairement expliqué par ici:
http://wendao.over-blog.com/article-morceaux-choisis-39985937.html

   Ne crois pas tenir un discours original et personnel! Un libéral "tout en se croyant libre consacre sa vie à copier les autres pour se forger ce qu'il croit être une personnalité".


libertal 27/02/2010 14:31


Triste article, qui n'a d'autre objet que de couvrir de mépris ceux qu'il trouve trop naïfs. Et si la naïveté réfléchie n'était pas autre chose qu'une conscience plus élevée ?


問道 27/02/2010 15:18


On n'est pas libéral après réflexion ou "mûr réflexion", mais suite à u endoctrinement et un bourage de crane. C'est comme être communiste ou born again, ou je ne sais quel autre secte...

   Cette idéologie n'est rien d'autre qu'un âmat de clichés et de superstitions... mais qui, à force d'être répété, martelé à longueur de discours dans les médias, répété 10 000 fois par
jour, fini par être accépté comme "vérité naturelle de l'existence".

   D'ailleurs, le libéral moyen, comme le théoricien, dans sa façon de parler, le ton de sa récitation, dégage cette arrogance de l'ignare.