Parlons un peu d'islam

Publié le par 問道

   Il y a beaucoup de clichés démagogiques concernant l’islam, en France. En France, le sujet islam est maladroitement pour les uns, habilement pour d'autres, mêlé au sujet sur le racisme. En effet, la honte, quand des jeunes gens discutent, c'est de passer pour des racistes. Et comme la plupart des gens, très souvent nés après l'opération « touche pas à mon pote », ainsi que ceux qui l'ont vécu, ont une vision démagogique des notions de tolérance, de "vivre ensemble" et du « non racisme ». Mais ce n'est pas grave, ce qui compte, c'est d'avoir l'air cool et "pas raciste", coûte que coûte... et on adopte des attitudes extrêmes: la démagogie. Ainsi, dés que quelque chose est commis, et justifié par la conformité au dogme, tout de suite c'est nié, sans même avoir ouvert les livres, sans chercher à vérifier. On invite une foule de publicitaires, Malek Chebel, connu dans le milieu islamologue et l'athéisme nord-africain et moyen-oriental pour être un incompétent ou un opportuniste publicitaire, ou un Tahar Ben Jelloun, plus soucieux de l'image de l'islam chez les français que de la détresse sociale de son pays où l'on voit apparaître des enfants se prostituer auprès des touristes pour pouvoir se nourrir et nourrir leurs parents. Et cela, pendant que M6 reçoit des vedettes de cinéma  internationales, ou organise des mariages exotiques type « 1001 nuits » auprès de membres de la nébuleuse « Jet Set ». Ces réactions se font très vite, aussitôt presque. Même pas le temps d'aller ouvrir les livres, enquêter, d'étudier la conformité... L'exemple du Pape à Ratisbonn est tout aussi édifiant, sans même savoir de qui il s'agissait, ça a été condamné... L'anti-racisme, est aveugle, l'anti-racisme, c'est une fausse cause. Lutter contre son propre fascisme en acceptant celui des autres, c'est de la pure fumisterie.
 
   Cette attitude, c'est par exemple d'accepter tout et n'importe quoi venant de l'étranger, sans le moindre discernement. Par exemple, des gens qui voulaient essayer d'être sympas avec les Chinois, se sont mis au Maoïsme, Mao qui représente pour cette nation un cauchemar, et son appareil encore en place, le PCC est une horrible machine. Avec d'autres, c'est l'ultra tolérance à l'égard de l'islam. On nous dit que l'islam, c'est une religion très cool, très correcte et très fréquentable, comme le Catholicisme de l'après Vatican II. Cette posture choque un certain nombre de gens. Des gens, qui auraient dû être des musulmans, si le lavage de cerveau dogmatique avait fonctionné, mais qui ont basculé dans la voie de l'humanité. J'emploie des mots lourds volontairement. Ces gens, essayent d'expliquer que l'islam, ce n'est pas une « religion » comme le disent certaines personnes sympathiques, mais un système de contrôle et de main-mise politique et coloniale. C'est comme ça que l'islam s'est fabriqué, s'est construit, au fur et à mesure de la vie et des aventures de Mohamed. Je rappelle que Mohamed était une personne qui avait à coeur de se venger de la façon dont sa tribu d'origine l'avait traité, lui l'orphelin faible qui allait voir les patriarches de sa tribus pour leur dire « vous êtes des cons, toutes nos mœurs sont pourries, donnez moi le pouvoir je vais le changer »... et avec une volonté et une rage (haine?) exponentielle a fabriqué, jour après jour, sa vengeance.
 
   L'islam, il faut vivre dedans en gardant l'esprit extérieur. Il faut vivre dans une société qui est dominé par ce dogme, écrasé, et avoir à subir toutes les brimades mentales et morales, ainsi qu'intellectuelles et sociales pour s'en rendre compte. L'islam, c'est une prison sociale. L'islam n'est pas une foi, mais une loi, qui se termine après la mort par le jugement dernier. Allah juge la conformité des hommes à la loi qu'Allah a dictée. Tout musulman est responsable du salut de l'âme de son frère musulman. Il doit donc attentivement surveiller les moeurs de son voisin. Il doit aussi veiller à faire de ses enfants des musulmans, sous peine de châtiment. Une femme musulmane n'a pas le droit d'épouser un homme non musulman, il doit au préalable se convertir, ce qui arrive souvent en France, plus qu'on ne le croit. C'est ainsi que le crime dit « d'honneur » est pour bien souvent des cas, en fait, des crimes islamiques, on punit l'enfant ou l'épouse qui risque de vous condamner pour l'Enfer, et ainsi, sauver son âme. La loi islamique et la volonté d'Allah passe avant ses propres enfants. L'honneur dans ce cas, consisterait justement à ne pas être un aussi bon musulman que les autres, car, seul l'islam compte et définit tout. « El Islam din wa dounia » (en gros, l'islam est religion et culture). C'est aussi une prison mentale, une prison à l'intérieur de l'esprit.
 
   Dans le Coran, il est constamment rappelé la « puissance d'Allah »... la référence à la grandeur de son pouvoir est permanent, à chaque verset, régulièrement. Rappeler constamment sa force, mêlée à la description de sa loi incite à la crainte. Loi, plus démonstration de force, dans l'esprit du lecteur. Dans la pensée islamique, l'amour naît justement de la crainte. Allah doit être craint, et de la crainte qu'il inspire, il finit par être aimé, car le Moyen-Orient, c'est un paradigme de rapport de force. Déjà sous les Assyriens, les dieux étaient violents et puissants, tout en étant adoré par les fidèles. L'Empereur assyrien, à son couronnement devait jurer au principal dieu du panthéon, Assur (prononcer Ashur), qu'il allait repousser au maximum les frontières de son empire. Car même s'il est l'Empereur, l'Empire appartient d'abord à Assur. L'islam, c'est la même chose en fait. L'islam est la loi unique, comme l'a très bien dit mon ami dont j'ai oublié le nom quelques pages plus loin, qui doit être donc imposé sur toute la surface de la Terre. Mais aussi, les khalifes, sultans, émirs ou autres, présidents ou raïs, ne sont pas les chefs, mais juste les instruments, les serviteurs de la volonté d'Allah.
 
   La chape mentale et morale, c'est justement, de vivre constamment dans la peur de l'interdit, la peur du châtiment divin après la mort, en permanence, toute sa vie. C'est l'oeil de Caïn en soit, mais pour rien... avoir goûté un morceau de bacon, une goutte de vin... avalé un « tic-tac » pendant le ramadan...
 
   Je parlerai maintenant du côté impérieux. Ce terme, je le dois à l'excellentissime V.S. Naipaul. Il dit que l'islam est une religion impérieuse aux exigences lourdes. Une culture, ce n'est pas juste la couleur de ses robes, les notes de musiques qu'on joue avec son instrument, ou les jolis dessins des enfants. C'est aussi une pensée des hommes et du monde, de son environnement. De là, les cultures définissent leurs valeurs, leurs normes sociales et leurs visions des choses. Avec l'islam, c'est l'anéantissement de cela. L'islam, c'est ce que Mao ze dong appelait « la révolution culturelle ». Le reniement de sa civilisation pour adhérer aux codes, définitions et paradigmes islamiques. Cela passe par la destruction de ce que ses parents, ancêtres, sages ancestraux ont défini, pensé et construit avec leur bonne volonté et leurs soucis du bien commun. Cela est très visible au Pakistan, en Afghanistan, en Iran, ou en Malaisie ou Indonésie... des sociétés malades, sans le moindre repère, désorientées. L'absurde est une normalité, les notions de dignité et de fierté ont disparues, dans l'esprit des convertis et autres mawali, c'est la volonté d'Allah et sa loi. C'est aussi très flagrant aux Philippines catholiques notamment. En Chine populaire, ça prend des proportions également énormes, l'absurdité sociale... La destruction d'un sens commun, d'une culture, vider un arbre de sa sève. Il reste la croûte, c'est à dire le folklore, mais il n'empêche que l'arbre est mort.
 
   J'invite donc à lire « jusqu'au bout de la foi » de Naipaul. Donc voilà, je vous offre par ces mots mon expérience, que je partage avec beaucoup d'autres gens... Beaucoup s'en foutent, et vont certainement dire des choses peu amicales, mais ce n'est pas grave. J'ai appris à lire les attitudes. Je sais reconnaître les postures, les recherches d'images, l'égo-centrisme, à la sincérité... Merci d'avoir pris le temps de lire.


9782259183994

Publié dans Monothéisme

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