Les principales branches du totalitarisme

Publié le par 問道

   L’on limite le totalitarisme au nazisme, fascisme et au communisme. Et encore, pour cette dernière, l’on débat, à longueur de temps, pour savoir si le communisme est totalitarisme ou si juste certaines sous branches. Cette vision de la question semble être limitée, le totalitarisme, comme animal prenant possession de tous les aspects de la vie des hommes, aussi bien personnels que sociaux, bouleversant leurs imaginaires et rapports à la vie, semble en fait avoir accompagné les humanités tout le long de leurs histoires. Toutes les cultures, en effet, ont leurs parts d’ombre et de lumière, qu’il s’agisse du moyen orient, de l’occident ou de l’extrême orient. Ce travail peut-être complété par une étude des autres mondes, amérindien, africain, indien ou polaire…

 

Le monothéisme

   Aujourd’hui, il en existe trois principales : le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam, dans l’ordre chronologique de leur apparition. Le Judaïsme, religion des Hébreux à la base vient du moyen orient, et a inventé le concept de dieu unique et de « peuple élu ». D’après la bible, il serait l’inventeur du monde et son souverain, au dessus de tout, sans la moindre possibilité de s’opposer à lui, puisqu’il a toujours le dernier mot. Les Juifs, souvent dans leur histoire en position de faiblesse ont beaucoup souffert de leur appartenance religieuse, que ce soit par les pouvoirs polythéistes en tout genre ou les autres monothéistes. Ils ont été ce que l’on appel « un peuple errant », souvent au service d’autres. Néanmoins, en Palestine, les Hébreux, dominés par les Romains, les élites juives semblaient trouver leur compte avec la domination romaine, la nature même du notable aidant, poussant ainsi l’émergence d’un certain Jésus de Nazareth, devenu plus tard Jésus Christ. Il s’attaqua aux « marchands du temple », tenu un discours très religieux, dans une société ou rien n’était dissocié de la religion, et se fit arrêté et crucifiés sur le mont Golgotha. A partir de là, se structurait et s’organisait l’Eglise, le christianisme, qui allait, petit à petit d’abord prendre l’Empire Romain, pour ensuite s’attaquer aux peuples dis « barbares » venant à l’Empire, pour ensuite s’attaquer aux peuples qui ne soupçonnaient même pas leur existence, dans leur monde, pour la face occidentale. Une religion qui allait faire tache d’huile. Six siècles plus tard, l’Islam, qui, allait s’imposer dans un monde déjà relativement christianiser, par la force de l’épée et des institutions politiques, depuis l’Asie centrale jusqu’en Afrique du nord. A la différence des Juifs, ni les Chrétiens, ni les Musulmans n’ont eut à souffrir de quel qu’on que discrimination de la part d’autres, bien au contraire.

   Au-delà des détails qui les séparent, chacun expliquant que l’autre est nulle et fausse, leurs points communs sont fondamentaux ! Déjà, le fait que chacun passe son temps à dénigrer l’autre en la prétendant fausse, chacun détenant la vérité absolue de l’univers. Une vérité absolue de l’univers qui en fait, trouve son origine dans ce vague concept, pas tout à fait identifié : Dieu. Dieu n’est en effet pas précisément identifié, mais son pouvoir absolu est affirmé à longueur de livres qualifiés de « saints ». Il est doué de volonté et ordonne, par l’intermédiaire de « prophètes », des hommes choisis par lui pour changer une donne qui ne lui plaît pas. Son pouvoir étant absolu, sans équivalent, le fait qu’il soit doué de volonté et qu’il puisse être ordonnateur et juge, le rendent inquiétant et terrifiant. Cependant, puisqu’il semblerait qu’il veuille le « bien » de tous, sa puissance se drap dans une nature « protectrice » : « c’est pour notre bien » ! Personne n’a vraiment sut ni vérifié si Dieu existe, ni si ce que disent ces prophètes sont vrais, et pour cause, ce sont là des choses invérifiables, impossible à prouver et donc, impossible à infirmer autrement que par la logique déductive, la spéculation et la parole. La parole tenant là une place fondamentale, une vérité absolue, une parole que l’on ne peut remettre en cause est appelé d’ailleurs « parole d’évangile ». Les auteurs de ces évangiles, comme ceux ayant écrit la Bible ou celui qui récitaient le Coran, avaient d’ailleurs pour point commun de balayer, par le ton de leur prose et leur capacité à couper court toute discussion par la formule magique « volonté de Dieu ». La parole est très importante, et précieuse, dans le sens voulu, elle n’est pas libre !

   Un exemple typique et précis de ce caractère totalitaire du monothéisme est le livre de Job dans la Bible. Job est un homme respecté et respectable, admiré de tous qui voue à Dieu une piété et une adoration exemplaire, il hait et méprise les « idoles », ce qui montre déjà une certaine limite à la sagesse et la largeur d’esprit de Dieu et du plus exemplaire de ses brebis. Il craint même de faire des « péchés involontaires », purifiant et sacrifiant pour se les faire pardonner. Il se retrouve ensuite victime d’un parie entre Dieu et Satan, ce dernier affirmant que c’est le fait qu’il a une belle vie qu’il lui voue une si admirable foie. Alors, testant Job, Dieu accorde le droit à Satan de lui prendre richesses et santés et Job continuait à lui être fidèle, jusqu’à sa mort. Ce qui est emblématique avec cette histoire, c’est d’abord que, ce qui fait la principale respectabilité de Job, c’est sa foi en Dieu. Ensuite, son attitude vis-à-vis des autres n’est pas motivée par les autres eux même, en tant qu’êtres humains, mais par Dieu. Remarquez qu’entre êtres vivants, d’un point de vue bouddhiste et même jaïniste, il y a là discrimination entre les êtres vivants, puisqu’il sacrifie des animaux pour Dieu, qui réclame alors qu’on affirme sa foi en lui en faisant couler le sang. Dieu accepte que Satan touche à la fortune et la santé de son meilleur adorateur, pour lui prouver qu’il est un bon croyant et que sa foi n’est pas intéressé. Il se trouve donc ici que Dieu ressent le besoin de prouver à Satan qu’il se trompe, par la mise à l’épreuve. Dieu a donc un ego que Satan peut heurter, en plus d’un narcissisme à la mesure de la foi qu’il exige. C’est donc ce besoin de foi de ceux qu’il aurait crée, qui fait tourner le monde, qui donne le sens de la vie d’un être humain, qui fait sa prétendu supériorité sur tout les autres êtres vivants. L’homme nait pour adorer Dieu et le prier, et rien d’autre. Toutes ses activités, touts ses talents ont la même origine : Dieu et la même finalité : adorer Dieu.

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