Le toujours plus

Publié le par 問道

   Je vais commencer à publier une série de réflexions sur la modernité. J'essaye d'écrire un ouvrage plus long et fouillé, en sachant qu'il ne sera peut-être jamas publié en France, mais ce n'est pas grâve, j'aime faire ça.

   Il est important de savoir ce qu'est la modernité. Nous avons l'habitude de la voir comme "émancipation" ou cheminement naturel de l'homme entre le passé et l'avenir, en passant par le présent. Nous croyons aussi que modernité=mieux. Il est vrai qu'elle a émancipé la société d'un ordre hérité du féodalisme.  Nous pensons avoir une dette envers la modernité, tant la vie moderne est sécurisante, confortable etnous a permit de vaincre les maladies! Mais tout ceci n'est que bluff. Nous avons été éduqué à l'école et dans les médias (donnant la parole à ses beaux parleurs intellectuels), pour croire celà. La modernité n'est qu'une école de pensée parmis d'autres, qui ne les surpasse pas, bien au contraire! Elle a son paradigme et sa façon de concevoir l'existence, comme toute école de pensée! Et ce, même si elle excerce une sorte de monopole radical (comme dirait Ivn Illich) sur la pensée. Monopole qui ne signifie pas qu'elle soit meilleurs, juste que le bras armée de cette idéologie: le pouvoir politique et militaire, l'a imposé de force (mais jamais vraiment de gré), après avoir agressé, déréglé et fait s'écrouler les cultures et écoles. Pour d'atres, la modernité, c'est le colonialisme l'impérialisme, et le totalitarisme. En Chine, c'est être l'usine du monde, les maladies et la violence. En Afrique, c'est le désordre le plus total et en Amérique du sud, la erte pure et simple de sa forêt, sa montagne, son eau, pour satisfaire divers personnes morales.

 

Le toujours plus

justin-bieber2.jpg   Ce paradigme moderne a pour origine le paradigme marchand. Celui-ci présente un certain nombre de caractéristiques. La première est que tout est que toute relation serait une question de « quantifiable ». Pour le marchand, tout est question de quantité : quantité d’argent investit, quantité de marchandises produites, quantité de marchandises vendus, et quantité d’argent gagné. Le paradigme marchand n’envisage la relation que sous cet angle. La modernité voit l’existence sous le même point de vue. Aujourd'hui, avec la culture des charts, on juge de la qualité d'un "artiste" aux disques vendus. C'est ainsi qu'un Justin Bieber, une Britney ou Lady Gaga sont d'authentiques vedettes. Quand un vieux con (déjà) comme moi était adolescent, les stars étaient les produits, involontairement kitsch, de producteurs italiens... Dire Strait ou même les Rita Mitsouko n'étaient pas des stars! C'est pareil pour le cinéma d'ailleurs...

 

jeux-olympiquesGymne01   Les hommes cherchent à être plus performants. La performance étant, dans ce paradigme qu’une question d’augmentation d’une capacité ou d’une action. Nous pouvons prendre comme exemple concret la devise débile de cette compétition débile et excluante : les jeux olympiques moderne. Cette devise étant « PLUS vite, PLUS haut, PLUS fort ». L’activité physique n’est plus vue que comme une compétition pour être plus performant.Dans d'autres cultures, dans le temps ou l'espace, l'activité physique peut-être considéré comme amusement, ou encore pratique méditative ou enseignante. La perversité du système trouve une éclatante illustration dans le système des centres de formation. Un enfant talentueux doit et est repéré dés l'enfance pour devenir professionel. Il faut exploiter le talent, et ne plus le laisser se développer et accompagner la croissance de l'humanité de l'enfant. Louant le système des centres de formation, nous nous affligeons de la bétise et de l'imbécilité des sportifs qui parlent pour dire n'importe quoi. La carricature étant le système de formation des sportifs du parti communiste chinois. Pour le coups, le parti, toujours totalitaire, je le rappel, pratique la quête du toujours plus dans la débilité! On repére un début d'aptitude d'un éléve à l'école, dés le berceau, et on le forme, durant toute sa jeunesse à un sport olympique décidé par des fonctionnaires, choisis de façon scientifique... que ça plaise ou non à l'enfant, loin de la famille et de ses amis... (il n'en a d'ailleurs pas besoin, il a le parti communiste comme parents!)

 

 Bentham.jpg   L’utilitariste Bentham parle de « quantité de plaisir et de souffrance ». Tout ce qui existe est mis au service du mesurable. La façon de voir le monde, la nature, est aussi soumise à ce rapport quantifiable, mesurable. Le monde, la nature n’est plus considérée que comme une quantité de ressources, gaz, hydrocarbure, autres minerais, mais aussi de terre cultivable. Dans la vision pessimiste du capitalisme, pris aussi par d’autres sous écoles de la modernité, la quantité de ressource est insuffisante pour assouvir l’appétit des hommes. Un appétit grandissant de façon exponentiel, puisque, tout étant question de quantité, les hommes définissent leur existence autour du « plus ou moins beaucoup ». C’est ainsi que s’agissant aussi bien de leur rapport au corps, au monde et au sens de leur existence, leur vie tourne autour de cette notion propre aux marchands. Bentham qui représente pour la modernité, ce que Augustin de Tagaste est au catholicisme: le penseur pilier! Ca en dit long sur la modernité.

   Autre illustration de ce culte du « toujours plus » :

tall buildings   Et puis une autre pour illustrer notre culte du « toujours plus » :

tsar_bomba.jpg

   Bon, mégalomanie de l’homme moderne (démocratique ou dictatorial) à part, c’est vraiment la « raison » des autoproclamés « Lumières » qui président !

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