Langue de bois: Extrémisme

Publié le par 問道

Extrémisme

20070214.FIG000000220_7980_1.jpg   L’extrémisme, un autre terme qui inonde nos oreilles. Un extrémiste est une personne qui propose des solutions radicales aux problèmes que rencontre la société. En général, l’extrémiste est guidé par une idéologie, un dogme, qui défini clairement le « bien » et le « mal » de façon figée, de la façon suivante : « le bien est l’idéologie et ce qu’elle englobe, le mal tout ce qui lui est étranger et lui échappe ». L’extrémiste, dans de nombreux cas, désir changer radicalement l’homme et la société. En fait, l’extrémisme est l’embryon du totalitarisme. L’extrémiste ne connait pas la négociation, il considère que la fin justifie les moyens et ne recul certainement pas devant la possibilité d’opérer un sacrifice humain sur l’autel de l’idéologie et sa consécration. L’extrémiste est un personnage qui fait peur et qui n’a aucune crédibilité, il ne peu représenter d’alternative crédible a un ordre établit en crise et provoquant souffrance et nuisance auprès de la majorité subissant un joug. Les hommes politiques sont très enclins à condamner l’extrémisme et à jurer le combattre. Quand a lieu un attentat ou une parole brutale, ils la condamnent sans ménagement, dans des discours ou des communiqués de presses, sans jamais prendre de mesures nécessaires pour détruire les raisons de son existence, de son audience aussi, s’enfermant dans la croyance arrogante que sa condamnation suffit pour que le petit peuple condamne aussi. Ils condamnent souvent l’extrémisme quel qu’il puisse être, mais ne nomment jamais l’idéologie incriminée, qu’il s’agisse d’une religion totalitaire ou d’une idéologie qui ne l’est pas moins. Souvent, les dogmes incriminés sont au pouvoir dans d’autres pays qui ont les moyens économiques et militaire de porter nuisance, mais qui, dans ce climat malsain, ont compris qu’ils avaient plus intérêts à être partenaires qu’opposés. Pour l’occident, la dictature exotique permet un accès aux énergies ou aux bras pas chers, les dictatures exotiques gagnent en protections politiques et militaires. Des deux côtés, les entourages proches des cercles de pouvoir gagnent en privilèges et enrichissements. La condamnation des extrémistes permet donc de se donner une image de modérés responsable, mais, sans nommer l’idéologie incriminé ce qui permet de ne pas brouiller ses relations avec des adhérents du même dogme, mais qui ont l’avantage d’avoir le pouvoir chez le voisin et des intérêts communs. L’homme politique ne condamne pas la source des actes de violence, le dogme (on ne réagi pas de la même façon à une situation de détresse selon sa personnalité ou son éducation), mais juste aux actes eux même. Cela reviendrait à condamner nombres de leurs amis. L’extrémisme peut-être aussi utile, quand un ordre et un système établit, lui-même guidé par une idéologie extrême totalisante, traverse une crise touchant jusque sa légitimité. L’extrémisme fait peur, il n’est pas crédible et instaure dans l’esprit de l’auditeur la logique du « la situation que l’on connait ou le pire », pire étant le totalitarisme ou la guerre civile. L’extrémisme joue ainsi pour un ordre établit le rôle d’épouvantail permettant de créer une crainte du changement et de tuer dans l’œuf, les têtes des gens, l’idée de changement et le maintien au pouvoir d’un système et de ses cadres. En fait, l’extrémiste dans le langage politique, c’est toutes personnes remettant en cause l’ordre en place, sans distinction d’idées, d’adhésions ou d’aspirations. Est t-il impossible d’aspirer à un changement sans adhérer à une idéologie totalitaire ?

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mercedes rodriguez 05/06/2010 16:05


je suis d accord avec vous, et j aimerais ajouter que le totalitarisme peut se comparer aux pensees des adolescents..et plutot des enfants...LE TOUT OU LE RIEN, LE BLANC OU LE NOIR, OUI OU NON,
JOLIE ET HORRIBLE, BIEN ET MAL etc etc...
Comme les enfants qui n aceptent pas le gris, un peut etre...le totalitarisme se defend avec des pensees similaires...comme aux livres des enfants ou tout es bien classe, le bon, prince, fee, etc
et le mauvais, la sorciere etc..et pas de place pour "l humanite" avec ses defauts...Mais la difference, c est que les petits n ont pas encore adquis ni internalyser "le gris", ni tout ce que se
trouve au milieu entre deux opposes...pendant que le totalitarisme, convenientement agis comme eux...et ne se compromet pas quand on doit choisir entre deux possibilites qui ne lui plaient
pas...mais sans doute qu une sera meilleur que l autre..et qu on doit etre tous responsables du compromis...Si l une des possibilites sera elu, alors...il faudra le compromis sincere, chosir le
mieux du pire! mais non, lo totalitarisme dit: nous disons NON...sauf qu il sagit d eux memes.
Le TOTALITARISME, donc a une pensee adolescente et enfantile! le tout ou le rien!