La détresse de l’homo occidens

Publié le par 問道


   Les hommes vivant sur ces contrées me semblent être les premières victimes historiques de ce que je dénonce. Après tout, ce sont leurs sociétés qui ont été démembrées et déstructurées par les mesures modernisatrice. Premières victimes de la violence de l’idéologie moderne qui déshumanisait l’Homme et dénaturaient la nature. Je ne l’oublie pas et cette idée est constamment en tête. Le problème, c’est ce que sont devenus leurs descendants : des occidentaux. C'est-à-dire des espèces de mutants formatés par l’ordre totalitaire qui ne dit pas son nom. C’est désolant et désespérant. L’occidental est un homme profondément déraisonnable. Cette déraison s’exprime de diverses façons. Une de ces expressions est que l’homme moderne des classes inférieures, se sachant exploiter, méprisé, spolié, détestant même parfois sa condition, préférera toujours le statut-co au changement.

 

   Il semble avoir peur. Peur de l’inconnu. Dans l’esprit de l’homme moderne, l’inconnu qui pourrait être mieux que ce qu’il connait est plus effrayant que le médiocre connu. Impossible de savoir si ce peut-être mieux ou pire, mais au moins, il est possible que ce soit mieux. Ce n’est cependant pas forcément de sa faute. Tout le temps, il est noyé dans un flot de messages lui disant qu’il vie dans le meilleurs des mondes possibles et qu’autre chose serait pire encore. Les révolutions ne sont jamais le fait d’un mouvement populaire, mais de gens peu nombreux, mais organisés et ambitieux. Ils prennent le pouvoir et formatent les autres, via les médias et l’éducation nationale. Ce fut l’objet d’une conversation passé avec un ami.

 

   Le formatage de l’éducation national consiste à marquer les esprits au fer rouge et traumatisme de plusieurs façons : 1/ formater l’esprit de l’enfant à la culture et la doctrine dominante. Faire passer l’ordre établit et sa doctrine pour ordre naturel de l’existence des hommes, ou du moins, la meilleurs. 2/ faire peur du changement. Enseigner que les temps précédents la révolution étaient foncièrement obscures et que le temps présent est foncièrement plus lumineux et, ne peut que gagner en clarté avec le temps. Rendre l’ordre établit inéluctable et inévitable, « l’autre chose » peu appétissante. 3/ former les enfants à devenir des pièces de la mécanique sociale, du système. L’éducation nationale n’est pas là pour aider l’enfant à « savoir » ou à « se libérer », encore pour lui « apprendre à être humain ». L’éducation nationale est là pour mouler et fabriquer des pièces nécessaires à la maintenance du système.

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