L'esprit formaté des Français

Publié le par 問道

   Votre serviteur, auteur de ces quelques lignes va vous parler d’un point relevant d’une réalité profonde de la France. Alors que la propagande fait passer ce pays pour un bel endroit, lumineux, beau, où il fait bon vivre… la réalité de ce pays est aussi sombre qu’une geôle de Laogai. Sans exagération, il faut bien le voir : s’il n’y a pas de camps de rééducation ou de travail forcé comme dans les Etats identifiés comme « totalitaires », l’absence de telles institutions n’empêche le caractère totalitaire de sa doctrine d’Etat. Ses habitants sont également, profondément « totalitarisés », jusqu’au plus profond d’eux même. En fait, dans la construction d’un système totalitaire, la France est à un stade plus avancé que la Corée du nord ou la république populaire de Chine.

   L’absence de vagues d’épurations, de procès politiques, de campagnes de dénonciations, empêche d’identifier clairement la république française comme totalitaire. Ce n’est qu’une question d’époque. La révolution française n’a été qu’une entreprise de déstructuration et de réorganisation des sociétés, afin de détruire toute autonomie des hommes, dans l’intérêt de la nouvelle croyance : l’économie. La terreur, avec les purges de Robespierre, la « révolution culturelle » qui a eu lieu (changer le calendrier, les noms des villes) et ce qu’il s’est passé en Vendée… Plus tard, la « République », ce fut le colonialisme, l’endoctrinement des petits jaunes, nègres ou Kabyles au fameux « nos ancêtres les Gaulois » et l’apologie du « progrès » et de la « modernité ». Ce fut aussi, en Afrique, la fabrication des Etats (avec la complicité des autres Etats européens), le traçage des frontières, au mépris total des hommes. Sacrifier l’humanité sur l’autel de la rationalisation du monde.

   Il y eu des coupures. Les périodes impériales ou restauratrices (Napoléon, Louis XVIII et Napoléon III) qui ont aussi représenter une avancé vers la « totalirisation » de la société. La République, restaurée, n’a en rien renié les apports hérités de ces monarchies, bien au contraire. Il ne s’agissait en fait que de mésententes d’ingénieurs sur l’organisation de la machine, « Etat », qui est aussi « nation ». Enfin, depuis le XXe siècle, c’est la politique étrangère qui permet d’observer le caractère totalitaire de la République. Mais aussi, la façon dont les Français militants, engagés politiquement et idéologiquement, regardent cette planète.

 

à suivre...

Publié dans Lacunes françaises

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