Dans la série « Tartuffe le rebelle » : Gisèle Halimi

Publié le par 問道

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   Dans un autre poste, j’avais remarqué que les plus brillants esprits français avaient une passion pour la confection d’icones et de prophètes. J’avais donné l’exemple du pauvre Noam qui prend son bocal pour l’océan, et qui a raison puisqu’il y a beaucoup de gens asses géniaux pour dire « amen » à tout ce qu’il dit. Là, je vais parler de Gisèle Halimi. Je ne vais pas perdre mon temps à vous la présenter, nous vivant dans une ère où la nuisance est médiatiquement plus payante que l’inverse. J’irai droit au but donc.

 

   C’est durant la dite « guerre d’Algérie » que Gisèle Halimi s’est faite connaître en tant qu’avocate du FLN, avec Jacques Verges. C’était une époque ou la télévision en noir et blanc informait les gens, avec un point de vue très officiel. Un point de vue « officiel », qui d’un Etat à un autre change en fonction de l’idéologie qui coule dans ses vaisseaux. Plus tard, elle s’engage à gauche, dans les luttes féministes notamment et elle devient une sorte de « confectionneuses d’opinions ». Un rôle qui, dans une société technicienne, donnant une importance prépondérante aux médias, lui vaut prestige et honneurs. Entre temps, la télévision est passée du noir et blanc à la couleur. Mais, Gisèle Halimi tout comme les confectionneurs d’opinions, que la société moderne appelle « intellectuels » sont resté dans le monde en noir et blanc.

 

   En noir et blanc car, dans le discours de ces français amis et soutiens du FLN, c’était l’horrible armée coloniale contre le gentil FLN et le gentil « nationalisme algérien ». L’armée coloniale était effectivement horrible et imposait un ordre des plus abjects. Le colonialisme est un crime contre l’humanité. Le gentil nationalisme algérien que défendait Gisèle Halimi ? Je ne lui reproche pas d’avoir été aveugle au point de ne pas voir que le nationalisme algérien ne fut jamais autre chose que le rejeton adolescent agité et violent du colonialisme. Elle a été formée par l’école française à voir le monde à travers le prisme des institutions de la République coloniale. Elle était présente pour dénoncer les actes de l’armée française, mais si je me fiais à sa carrière et ses engagements, on a l’impression que le nationalisme algérien ayant pris le pouvoir après 1962, n’est coupable de rien.

 

   Les jours suivant le 7 juillet 1962 jusqu’à aujourd’hui, n’ont vue aucun acte de torture, aucun acte de xénophobie, aucun acte de violence ni d’injustice, ni d’assassinat, ni rien du genre en « Algérie ». Est-elle volontairement aveugle ou trop préoccupé par le cirque politique pour s’intéresser à l’humanité ? Chez Yves Calvi, elle y déclare que « Bouteflika était un terroriste il est devenu révolutionnaire »… une parole qui a fait pouffer de rire les vieillissants membres de ma famille qui eux, ont vraiment porté les armes du nationalisme algérien (pour des raisons qui ne peuvent être entendu par des esprits normalisés).

 

   Dans ce milieu convenu, ou le statut officiel fait votre histoire, personne ne rend service à cette pauvre dame en la corrigeant. Je passe sur ses absurdes actions dans le cadre de l’absurde combat féministe, pour évoquer un problème vraiment significatif de la médiocrité intellectuelle et culturelle de cette pauvre dame. Outre ses histoires à dormir debout sur Dihya (que les arabes ont appelés « Kahina », nom arabe qu’elle adopte donc), je l’ai pris en flagrant délit d’inculture décomplexée. Parlant de sa petite fille, baptisée « Tafuna », elle explique que « tafuna en arabe signifie vache ». Hors, en arabe, on dit « Bakara », la variante dialectale étant « Bakra ». En Tunisie, on dit « Bhima ». Tafuna n’existe pas en arabe, ni classique, ni dialectale… c’est en Tamazight, qu’effectivement ce mot signifie « vache ». En kabyle on prononce « tafunast » ou « tafunest », selon la région de Kabylie. Bien entendu, personne pour lui apprendre, puisqu’elle est entourée de gens plus béotiens qu’elle.

 

   Je suis peut-être trop rigoureux ou trop exigeant. Mais, aussi bien sur ses réflexions et engagements, que sur ses livres sur « Kahina » (comme elle aime tant l’appeler), qu’elle crédibilité donner a une personne qui ne sait même pas de quelle langue viennent les mots qu’elle emploi ? En fait, les positions de Gisèle Halimi, ses explications et réflexions sont terriblement convenus, banales. Elle a dans l’esprit le paradigme dominant qu’elle véhicule, sous des airs d’oppositions : Une simple notable.

Publié dans Rectifier les noms

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