Le travail des femmes

Publié le par 問道

Le travail des femmes: libérer les femmes de la famille pour les offrir à l'exploitation...

mai68_3.jpg   Voilà un sujet dont on parle depuis presque 40 ans, voire même plus, mais toujours pour ne rien dire d’intéressant. Les tenants d’un ordre moral traditionnel expliquaient que la place des femmes n’était pas au travail, mais à la maison, les féministes et leurs amis autoproclamés « progressistes » ont rétorqué que l’émancipation de la gente féminine passait par le « travail des femmes ». En voilà une drôle de définition de « l’émancipation » ! Mais après tout, les communistes, toujours à l’affut des thèmes étiquetés « progressistes », pour cacher leur vrai visage, primaire et archaïque (si ressemblant à leurs ennemis), n’expliquaient-ils pas que le sommet de la condition humaine, était le « prolétariat » ?

fermiers-dans-une-riziere_1239185032.jpg   Prenons donc le taureau par les cornes et la vache par les mamelles. Ce thème discours du travail des femmes comme chemin à « l’émancipation », sonne comme par un immense mensonge. Il n’est pas vrai que les femmes ne travaillaient pas, à moins que l’on considère que faire à manger, s’occuper des enfants, confectionner les vêtements, tout cela ne soit que du loisir ! Dans un monde qui avait pour point commun d’être majoritairement rural et agricole, les hommes et les femmes s’organisaient pour se partager les tâches. Chez les uns, les hommes sèment, récoltent, les femmes transforment en ingrédients, plats, repas. Parfois, elles plantaient et récoltaient aussi, ou alors simplement récoltaient, selon la culture, le milieu et la plante à cultiver. Dans certains endroits, les hommes tondaient le mouton, les femmes filaient la laine et tricotaient… le travail était organisé sur le principe du partage ! Et c’était la même chose pour l’éducation des enfants ! Pour un garçon, en général, les mères leur apprenaient certaines choses: la vie avec les autres par exemple, et les pères leur en apprenaient d’autres (cultiver la terre, s’occuper des animaux, chasser…) pour éduquer une fille, en revanche, les mères s’en occupaient complètement, puisqu’un père ne pouvait lui apprendre les tâches dont elle allait hériter. C’était donc des sociétés qui organisaient leur activité et leur existence sur le principe du partage.

   Arrive alors la « modernité », le « progrès » qui vient bouleverser tout cela. Le monde rural et agricole se fait vider par la ville et les hommes ne deviennent plus que des « forces de travail » pour produire, et des atomes utilitaires pour consommer et faire la fortune du maître. Au début, l’homme se déplace seul, laisse sa famille derrière lui pour ensuite revenir. Pourquoi avoir besoin de partir ? Parce qu’avec le capitalisme naît la civilisation de la rareté et du manque, les productions ne sont plus suffisantes pour nourrir un urbain, descendant de Gargantua en plus vorace, de plus en plus. Le développement des villes, sans fin, provoque la paupérisation du monde agricole. Ils se déplacent donc en ville, pour des missions que l’on croit temporaire, mais finissent par s’installer et les familles les suivent. L’homme travaille donc à l’extérieur pour recevoir un salaire en échange de ses efforts, la femme travaille à la maison en entretenant le logis, les enfants et le mari. Les femmes n’étaient pas inactives. Elles travaillaient, s’occupait de ce que les maris, occupés à aider leur patron à asseoir sa fortune et son pouvoir, ne pouvaient faire. Et les enfants, s’ils étaient toujours éduqués par leur mère pour ce qui est de la vie en société, étaient formés pour le reste non plus par papa, mais par l’école publique, dont la mission première était et EST de les faire rentrer dans le moule et de leur faire croire que la façon dont ils vivent est l’ordre naturel des choses et qu’autre chose est nulle, pervers ou mal.

Holly.jpg    Les femmes devaient et doivent travailler pour s’émanciper donc! Travailler permettrait d’être indépendante financièrement donc libre ! Ce discours montre d’abord un certain mépris pour les femmes en général. Il commence par rabaisser la tâche, très importante, la très haute responsabilité, de s’occuper de la famille, comme une chose avilissante, une condition inférieure, une honte ! Ensuite, l’on fait l’apologie de l’activité du travail masculin, le salaria, émancipateur, classieux, comme étant le top du progrès, l’émancipation ! Qu’en est-il vraiment ? Les femmes travaillent aujourd’hui, alors qu’on leur présentait les exemples d’avocates, médecins, professeurs… la plupart sont caissières dans les supermarchés, travaillent à l’usine, secrétaires… elles ne travaillent plus à l’entretien de leurs maris ou de leurs enfants, de leurs familles
(ce sont d’autres femmes rémunérés pour ça, s’occuper d’enfants devient une activité professionnelle !!!), de leurs familles, de la maison, mais à l’entretien des intérêts d’une entreprise, d’un manager, d’actionnaires, d’un patron. S’en retrouvent donc une dislocation des familles, engendrant une perte de la mémoire familiale, de la culture familiale, des valeurs familiales, certainement bases des relations humaines au sein d’une société !

   L’émancipation financière ? Payer plus d’impôts, consommer ce que la publicité, la mode, les agents du conformisme leur disent de consommer. La condition de salariat supérieure à la condition de femme au foyer ou à la ferme ? Le salaria, c’est d’abord l’obéissance à la hiérarchie, mais aussi la précarité du travail qui se creuse, du fait de l’apport des femmes comme nouvelle main d’œuvre pour faire chanter la fameuse « classe ouvrière »… ils le faisaient avec les vagues d’immigration ! Quand on est salarié, on ne décide pas de son emploi du temps ni de la façon dont on organise notre travail, les managers le font pour nous. L’on ne se repose pas et au nom de l’intérêt de l’entreprise, on fait même des heures supplémentaires.

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   Qu’est-ce qui fait donc la « supériorité » de la condition salariale sur la condition au foyer ? Le fait de gagner de l’argent. C’est aussi cela le « progrès » et la « modernité », gagner de l’argent, un petit peu d’argent, ce petit peu d’argent nous permettant de pouvoir nous entretenir afin de continuer à travailler longtemps ! C’est là-dessus que l’on juge le « mieux » et le « moins bien », l’argent. Nous ne jugeons pas la qualité d’une condition de salariée, de mère au foyer ou femme à la ferme à la nature d’une activité, à la qualité de la vie que l’on mène (labeur sans fin et sans repos ? Avoir le temps ? Vivre dans une ambiance agréable ? etc…) mais au simple fait d’être payée ! C’est cela le « féminisme », une des plus grandes escroqueries intellectuelles et sociales de notre temps. Remarquez : alors que l’on pourrait penser que l’émancipation des hommes, passe par une baisse du temps consacré au travail, le féminisme tient le discours de l’apologie du labeur sous prétexte d’être rémunéré. La respectabilité d’une femme, c’est son salaire, rien d’autre. Et si se cachait derrière le « féminisme » un profond mépris des femmes ?

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Brigitte 19/12/2009 04:03


Pour tout dire cela fait plus de 10 ans que je m' évertue à le dire autour de moi mais je ne suis pas crédible parce que je suis prisonnière du système. J' ai envie de me casser et d'arrêter de
travailler pour l' école publique depuis plus de 5 ans maintenant mais je ne trouve pas encore la sortie de secours. Le paradoxe en plus et tu n' en parles pas c'est comment une maman qui travaille
hors de chez elle, est obligée de confier ses enfants à quelqu'un d'autre, remettant par là même en question le système de passation des valeurs familiales ou du groupe clan, tribu par exemple au
profit de valeurs déterminées par la société. Autre chose, et j' en reviens à mon jardin... Les sociétés post modernes ont de particulier que le travail ne génère pas la substance alimentaire mais
de l' argent qui va servir à consommer aliment en autre mais toute une gamme de produits mis en oeuvre par l' industrie...Le travail de la femme soutient plus que jamais le système, il est
fondamental pour asseoir le système. D'où l' intérêt de la persuader à quitter le foyer. Une mère au foyer est un danger pour le système. Elle peut... Cultiver son jardin, nourrir sa basse cour,
coudre et éduquer... Bon il faut que j' arrête de travailler et que je m' occupe de mon jardin, de ma basse cour et que je tente d' éduquer mes petits et faire passer ce qu'il reste d'humain en
moi.