Le Jura 2

Publié le par 問道

Genève et contradictions…

    La suite des choses marquantes de ma dizaine de jours dans le Jura. Un séjour amusant et très instructif donc. Situé entre l’Alsace et les Alpes, l’on y est proche de la Suisse et, l’on m’a conseillé d’aller visiter Genève. Et donc, prenons la route, direction la Suisse, à travers les routes parcourant les superbes prairies ensoleillées habitées de vaches blanches et d’insectes, qui malgré leur grand nombre, normal dans une nature encore vivante, n’arrivent finalement pas à être désagréable. Parfois, l’on passe sous les parois des monts ou des plateaux recouverts d’arbres souvent, et l’on traverse des villages, à l’ancienne. C’est magnifique et rustique. Le contraste est frappant avec les pays aux dirigeants sous développés : ils croient que le développement, c’est des barres citadines, la ville moderne et supérieure contre la campagne puante et archaïque et donc, font tout pour détruire la ruralité. Finalement, l’on se retrouve avec d’énormes villes, salles, entourées de bidonvilles et de pauvres. C’est la ville qui appauvrie la vie rurale, et non la vie rurale qui est pauvre !

    On arrive à la frontière, la Suisse ne fait pas partie de l’Europe, donc il devrait y avoir une frontière avec des douaniers, mais là… personne, alors on passe et on arrive à Genève. Première impression : plein de tronches de cake, du type à s’appeler « Jean Eude », riches et… sans aucune autre qualité. J’exagère en disant qu’ils n’ont pas d’autres qualités, en fait, ils les ont toutes, puisqu’ils ont de l’argent ! Une faune intéressante à observer, dans son bain, si on aime les odeurs d’étron (c’est Freud qui le dit). Cette faune, se reproduit avec cet animal bien particulier que l’on appel en général « poufs » ou « grosses poufs ». Cet animal, de sexe exclusivement féminin a une vision de la beauté ou de l’intérêt particulière. Le principal instrument de mesure de la beauté du mâle est la taille de la voiture ou autres signes ostentatoires de richesse. Le reste, le charisme, la conversation, la chaleur d’une présence… il en existe de deux sortes : la pouf occidentale, que nous connaissons et la pouf exotique, africaine, sud américaine ou asiatique, qui, outre le signe ostentatoire de richesse juge la beauté du mâle à son origine européenne, par idolâtrie raciale dut a un formatage idéologique chez certaines, juste parce qu’en plus de sentir la bonne odeur de la vie opulente, il représente l’occasion de partir du pays d’origine tant honnis et méprisé. La vie est belle chez ces gens qui nous font envie ! Il y a aussi des gens plus modestes, plus lambda, parfois même sympathiques, mais très peu. En dehors de ça, il y a le lac, habité par des cygnes, et puis c’est tout.

    Retour donc dans le Jura. Discutions sérieuses, mais pas très passionnantes, tant les clichés et idées superficielles véhiculées par la tv sont nombreuses. Cette négation de l’uniformité des gens dans la société et la croyance en l’individu indépendant et libre. Ce discours et prôné par des gens en dehors des médias, qui reprennent cette rengaine avec l’arrogance de celui sûr du bien fondé de ce qu’il répète. Freud, pourtant, disait que l’homme est autant individu que membre d’un collectif et que finalement, il est un individu qui copie les autres. Si Freud s’est trompé sur certains points, ce qui est normal de la part de quelqu’un qui inaugure une discipline et entame une exploration, erreurs qui seront par la suite corrigées, cela ne remet nullement en cause le bien fondé de sa discipline et d’un certain nombre de ses observations. Et, force est de constater que sur ce point, il a raison, l’homme est un individu qui copie les autres, plus encore l’homme capitaliste. J’ai pu justement remarquer cette contradiction : les gens qui explique que l’on généralise, que les individus sont tous radicalement différents, sont des gens qui passent leur temps à… faire comme les autres. Dans un environnement marxiste, au milieu de trotskystes, il est trotskyste. Dans un environnement musulman, il est musulman (sans trop savoir pourquoi d’ailleurs, juste pour copier), entouré d’amateurs d’alcools, bières, vins, pastis, suze, calva, gin, vodka et cognac… on devient amateur d’alcool… je généralise… est-ce moi qui généralise ?

    La prochaine fois, je vous parlerai de Socrate…

Publié dans Anecdotes

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