Le Jura

Publié le par 問道

Gentil séjour dans un pays plutôt qu'une région

   Le Jura, entre le Rhin et les Alpes. Une bien belle région en effet, moyenne montagne, prairies verdoyantes, forêt de pins, beaucoup de vaches et d’insectes… Par contre, les habitants, ce sont de vrais français moyens, loin de Paris, qui ressemblent à peu près à leurs pères dans les années 1960. En revanche, les jeunes, de vrais ploucs ! Il ne s’agit pas ici d’opposer le « paysan pecno, bête et puant » au « citadin beau civilisé et intelligent », loin de moi cette idée ! En fait, ils m’ont semblé être des ploucs par leur façon d’essayer de ressembler aux jeunes des séries californiennes… Un truc marrant là bas, c’est qu’au supermarché du coin, les vigiles m’ont semblé ridicules, nageant dans leurs uniformes, je me suis dit que certains de mes copains riraient en les voyant ! Sinon, au contraire de la banlieue qui s’ auto-détruit, la région est très propre et relativement bien entretenue ! Pas un mégot de cigarette par terre, des arbres, des pelouses propres où l’ont peut s’asseoir.

   Discussion avec le beau frère d’une tante, toute une soirée : « on commence jeune à vouloir changer les choses, on fini par vouloir protéger ce que l’on a. On fini toujours plus ou moins bourgeois », ce qui est logique et indiscutable. Les changements ne viendront pas des adultes eux mêmes, mais d’une façon d’éduquer leurs enfants. Ils sont bizarres ces gens, ils ne sont pas heureux, ils le savent, ils aiment leurs enfants, mais les éduquent à construire le même fardeau qu’ils portent eux mêmes. Et se transmet de génération en génération une espèce de paradigme de la peur, peur de la perte. Plus tard « On a des rêves, mais on les met de côté, on y renonce même parce qu’on fait ses œufs et, l’ont se consacre complètement à ça ». Et il affirme que malgré ça, l’on ne regrette rien, bien au contraire. J’ai en tout cas compris durant ce séjour que j’avais fait un très bon choix.

   « Il ne faut jamais dire « fontaine je ne boirai pas de ton eau » tu sais… » me disait mon hôte, je n’ai pas répondu, de peur de vexer, mais intérieurement, je me disais « il ne s’agit pas d’une fontaine, mais d’une cuvette de W.C. ». La famille, c’est bien quand on est assez bête pour avoir envie de sceller son destin avec quelqu’un, et pousser la bêtise asses loin pour en plus faire des gosses. Il en faut même, des gens comme ça. C’est juste que, ce n’est pas pour moi. Pour ce genre de chose, il faut être d’abord un objet de désir, puis ensuite une présence agréable pour autrui et qu’ autrui soit pour soi, une présence agréable. A notre époque, ça veut dire être aussi ennuyeux qu’ autrui pour ne pas l’effrayer. La société de la peur ! Je suis donc une espèce d’ O.V.N.I. y compris au sein de ma propre famille. Les gens ont du mal à accepter que l’on n’est pas, comme eux, cette faiblesse de vouloir absolument la compagnie d’une conjointe. Ils ont besoin de voir leur choix de vie confirmé par les choix des autres. Et ils disent « tu dois être heureux », comme pour cacher une chose dont ils auraient honte : ce besoin moutonnier d’être comme d’autre. Car bien entendu, ils ne sont pas heureux.

   Un avion rafale passe, il ne volait pas très haut. La zone est semble t-il sous une ligne de trafic d’avions militaires. J’ai pu voir, le regarder dans le détail; une bien étrange machine que ce rafale. Mais ce qui marque d’avantage, ce qui impressionne, c’est le bruit, terrifiant, qui d’ailleurs à effrayé le petit cousin de trois ans. Cet avion sème la terreur rien qu’en passant, sans même larguer de bombe. Je me suis dit « c’est un minuscule échantillon de guerre et rien que ça inspire un sentiment de terreur au petit ». Moi, j’ai été impressionné, mais d’avantage troublé par ma réflexion, je me suis imaginé sous les bombardements, dans un conflit. C’est vraiment « terrifiant », ce mot qui me semble très présent dans ce paragraphe. Mais c’est parfois un devoir que nous avons tord de fuir, même s’il faut tout faire pour l’éviter.

A suivre, je vous parlerai : d’un âne et de trois chevaux, de contradictions et de Genève…

Publié dans Anecdotes

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Blatoune 29/09/2009 13:44


"assez bête pour avoir envie de sceller son destin avec quelqu'un et pousser la bêtise assez loin pour en plus faire des gosses"

Quel mépris monsieur pour ceux qui ne vous ressemblent pas. Votre mépris est tel que vous n'arrivez, selon toute apparence, même pas à considérer, que c'est parfois en scellant son destin avec
quelqu'un, en aimant en vérité l'autre, en dépassant son égoisme, qu'on se sublime, à la fois sur un plan personnel, et aux yeux du monde (par ses oeuvres par exemple).

Je ne pense pas, monsieur que l'individualisme, si ce n'est le mépris dont vous semblez faire votre gloire, porte de meilleurs fruits que ceux qui vous répugnent chez tous ces "embourgeoisés".


問道 29/09/2009 14:07


   Ouais, le terme "mépris" résume asses bien mon sentiment. Le terme "égoïsme" est en revanche mal utilisé, il n'y a rien de plu égoïste que ces couples qui nous entourent, aujourd'hui.
La vie n'est pas une chanson de variété...

   Les gens ne se mettent en couple que pour des raisons égoïstes, soigner leur insignifiant mais si important égo, souvent soigner leur image, se faire physiquement plaisir... d'autres
raisons certainement...

   Vous semblez ne pas savoir ce qu'est un couple d'aujourd'hui...