Paris plage

Publié le par 問道

   Retour sur cette journée pleine, avec l’ami N.S. et ces fameux couples formés par la mode. Je vous avais aussi parlé dans le passé du principe de « séduction ». Je vais en parler maintenant de façon plus pratique.

 

   Sur Paris plage, toujours avec N.S., il me reproche donc le fait que j’eu fait peur à un pauvre couple. Plus tôt, il me disait que dans mon attitude en général, je n’agissais pas de façon séduisante. « Pourquoi devrais-je séduire des gens dont la compagnie ne m’intéresse que très peu ? ». N.S. m’explique alors que c’est la séduction qui est à la base des relations avec autrui, pour vivre avec les autres et, plus encore pour former des couples. « Il faut séduire, tu dois séduire ! Tu as du potentiel, tu as tout pour toi mais tu ne te montre pas sympathique avec les autres ! » Chose qui n’est pas vraie, juste, je sélectionne les gens avec qui je suis sympathique.

 

   Alors, il m’explique une chose : « les relations de couple, c’est un jeu de dupe, il ne faut jamais abattre ses cartes ! Et en fait, ton jeu, ça consiste à créer chez autrui un attachement à toi, avec lequel ensuite tu vas jouer ! C’est ça le truc, soit tu joue avec l’autre, soit elle joue avec toi ! »… mais ça ne m’intéresse pas de vivre comme ça ! « Alors qu’est-ce que tu vas faire, tu vas vivre tout seul ? »… mais c’est déjà le cas, depuis si longtemps. Sauf qu’avant, j’essayais de vivre avec les autres, et aujourd’hui, je m’en fiche.

 

   Il n’arrive pas à me comprendre, ni à imaginer une vie sans cette satané séduction qui , il me semble, pourrie nos rapports et fini par empêcher touts vrais échanges ! Il me rendait mal à l’aise, il était franc, mais pas du tout méchant ni malveillant, mais ce qui me mettait mal à l’aise, c’était de ne pouvoir expliquer comment j’appréhendais de vivre sans ça, pourquoi cela m’était devenu impossible. Devenu ? Non, ça a toujours été comme ça, aussi loin que je remonte.

 

   Pourquoi a-t-il ce besoin de séduire en société ? Peut-être parce qu’il est vivant au fond de lui, et moi trépassé. Lui est socialement vivant, il use de franchise, mais vie aussi avec les autres, il est aussi, me semble t-il soucieux des réactions des autres. Moi, je m’en fiche, je me fiche de l’image que je vais avoir auprès des autres et, au fond, je me fiche aussi de leurs fréquentations, de leurs façons de m’appréhender. Ce qui compte d’avantage à mes yeux, ces de tester leurs limites, les limites de leur tolérance. Parier qu’ils vont avoir la réaction que j’attends au moment que j’attends… et quand le parie est gagné, d’abord un sentiment d’amusement prend, puis, ce que m’a enseigné l’expérience.

 

   Alors, certainement vous allez trouver ça malsain ou pas gentil ? Qu’est ce qui est malsain et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Et si, c’était d’avoir peur d’un rien, d’un avis, d’une référence culturelle, d’une tentative d’explorer un nouvel angle de vue, qui était malsain ? Et si ce petit jeu n’était pas le fruit de l’attitude des autres, ayant aiguisé ma curiosité à un moment où je ne comprenais rien de tout cela ?

 

      Il y a comme un parfum de viande avarié dans cette société.

Publié dans Anecdotes

Commenter cet article