le couple mixte

Publié le par 問道

Promenade sur Paris plage toujours avec N.S..

 

   Un couple, mixte juste marchant à côté de moi. Lui, le petit blanc, cheveux un peu long, visage de minet, le genre, parisien qui n’a jamais vue un trottoir de banlieue de sa vie… et heureusement pour lui, parce qu’avec sa tête de gentil niais, on serait tenté de le prendre comme une provocation… (Vous imaginez la scène, le pauvre garçon dans une cave à se faire « domso » par une bande de noirs ?). La fille, peau jaune, yeux bridés et cheveux lisses, habillé flashions, le genre à aimer ce genre de garçons… on a les petits copains qu’on mérite et inversement. Et, sous mes yeux, ils sursautèrent ensemble et, pressaient le pas. Et mon ami, se retenant de rire, me dis « mais pourquoi tu fais ça hein ! Espèce de banlieusard ! » Gare du Nord ! Attendant mon train, je tombais sur un autre couple, comme le premier, et mon regard croisant celui de ces jeunes gens, ils prirent aussi peur et, partirent à l’autre bout du quai. Je les regardais s’éloigner, riant ouvertement. Ils ont eut la réaction que je pensais qu’ils auraient, que je voulais provoquer, pour voir. Que voulez-vous, attendre une vingtaine de minute un train, l’on passe le temps comme on peu. Mais que donc tirer de ces anecdotes ?

 

   D’abord, le type « d’homme » qu’aiment les filles. Le petit blanc, tronche de cake, cheveux longs recouvrant les yeux presque, le sourire niait et le regard vide. Le vide peut-être une bonne chose s’agissant de la vacuité bouddhiste ou du vide du Daojia, mais il ne s’agit pas de ce vide en l’occurrence. C’est d’avantage le vide mauvais, le vide dans le sens « il n’y a rien à en tirer ». Ce qu’ici est appelé « vide », c’est en faite un « plein » ou un « trop plein » de rigidités, d’étroitesse d’esprit, d’hypocrisie et de peur de sortir du cadre restreint de la société, la peur de l’originalité : le plein de conformisme. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils plaisent aux filles, s’ils en sortaient, ne serai-ce qu’un petit peu, ils ne plairaient pas. On dirait qu’ils dorment les yeux ouverts, qu’ils sont en Veil.

 

   J’en ais rencontré des garçons comme ça durant cette années, ils sont paniqués et ne savent plus où ils habitent dés qu’ils entendent une parole différentes, une plaisanterie qu’ils sont absolument incapable de comprendre parce que sortant de leur petit univers. Ils lèvent légèrement les yeux au ciel, réfléchissent à « comment réagir à ça, que répondre, merde, je ne comprends pas ce qu’il me dit ce fou »… et ils lâchent un timide rire du nez et répondent « ouais ». C’est ça le genre de garçon qui plait aux filles d’aujourd’hui !

 

   Le type de filles qui plait à ces mecs ? Les filles à la mode, non pas dans leur façon de paraître ou leur « culture », mais à la mode par sa race. Les éthnies sont à la mode et les filles de la « race » à la mode sont autant de trophées que l’on est fier d’exhiber à ses proches, comme autrefois, l’on était fier d’exhiber ses trophées de chasses dans divers contrées exotiques, défenses d’éléphants, têtes de lions ou peau de tigres… Les pays sont à la mode, ils font l’actualité, nous les présentons de façon positifs, présentés comme des eldorados, l’ont peut y aller trouver fortune et femmes.

 

   J’ai aussi rencontré ce genre de fille, je me suis même déjà fait draguer par ce genre d’animales. Elles m’ont prise pour ce que je n’étais pas, c’est à dire les garçons que je décris plus haut, même si je n’en ais pas du tout la coupe ni l’expression (j’espère). Je ne suis pas fait pour ce genre de fréquentation, mes mœurs, mes références et mes aspirations ne sont pas compatibles, trop… hors de compréhension. En fait, elles ont tenté de m’approcher pour de pures questions raciales, j’ai un physique qui peut passer pour un occidental pour des filles de l’autre bout du continent eurasien. J’ai tenté de nouer des liens avec la première, puis, après cet échec, et avoir compris l’essentiel de cette histoire, je décidais de fermer la porte. Comme le dit ce Grand anarchiste de dailymotion : « ces gens avec qui je ne veux plus vivre… démocratiquement ».

 

   Pourquoi est-ce que ces gens ont peur ? Mon regard peut-être. Je n’aime pas la présence de ces gens à côté de moi, je n’aime ni l’ostentation, ni la vanité ni ce qui anime ces gens. Autrefois, dans cette société française, il fallait se cacher quand on était un couple de jeunes gens. Il fallait se cacher parce que les parents empêchaient leurs filles de fréquenter n’importe quel garçon et, c’était une épreuve de se rencontrer et il fallait se cacher. On voyait une fille ou un garçon pour être avec la fille et le garçon et rien d’autre. Et la présence du partenaire était d’autant plus appréciée qu’il était difficile de l’avoir, c’était donc la récompense d’efforts périlleux. Et enfin, les deux savaient qu’ils pouvaient compter l’un sur l’autre.

 

   Aujourd’hui, tout à changer. Les règles sociales ont explosé, il n’y a plus de règles. à tenter de transgresser, de risques à défier. N’importe qui fricote avec n’importe qui et, comme vue ici, l’on ne fréquente pas l’autre pour la chaleur qu’inspire sa présence, mais pour être vue avec. Le garçon est fier de montrer qu’il sort avec une fille à la mode, et la fille, de montrer à ses copines qu’elle sort avec un homme supérieur. Pour elles, c’est un signe d’ascension social et racial. Quand il n’y a plus de règles à transgresser, les donnés du calcul changent ce n’est plus sur sa volonté de passer du temps ensemble que l’on se met, mais sur la mode et son conformisme. Il ne s’agit plus « d’affect », mais de mode, de paraître ou d’ambition.

 

   Dans les années 1950, c’était les USA, puis les années 1960 c’était l’Angleterre, puis il y eut les scandinaves, les USA encore, puis ce fut la mode de latino-américaine, puis, les slaves du nord, russo-ukrainienne, et depuis la moitié de cette décennie les filles aux yeux bridés. A titre personnel, je prévois que la prochaine tendance sera pour les indiennes, elles commencent à se looker, porter des talons, leur pays apparait de plus en plus sur les journaux et, l’on en voit de plus en plus (déjà deux miss météo). Je me suis d’ailleurs fait engueuler par un ingrat de français de Chine et ses amis, lorsqu’il parlait de filles avec qui il parlait dans ce vaste pays perdu. Je lui dis « anticipe la mode, la chinoise sera as-been bientôt, la tendance sera à l’indienne ». Je me fais traiter de « misogyne » et de je ne sais quel « méchant homme », mais c’est pourtant comme ça qu’il les appréhende. Le misogyne est un homme qui parle à d’autres hommes leur langage qu’il voudrait ne pas voir dévoilé.

 

   Je vous vois sortir le poncif du « tout le monde n’est pas comme ça »… mais, je parle ici d’un type de personne précis.

 

   A suivre

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