l'éducation

Publié le par 問道

   Dernièrement, je suis sortit pour voir un ami, N.S., un brave mec, très franc et très intelligent. Il est titulaire d’un Master de Science politique à Paris VIII, c’est dans cette fac que nous nous sommes connus. Vous devez bien vous douter qu’un esprit aussi brillant ne peu venir de Dauphine !

   Nous nous étions donnés rendez-vous en après midi et je profitais pour m’acheter deux bouquins. Nous nous échangions des nouvelles et discutions rapidement des auteurs que nous croisions dans la librairie. Jacques Attali ? « Pas très intéressant, pas très brillant, pas très cohérant mais plein de certitudes ». Philipe Chalmin ?  « Trop nul, c’est n’importe quoi ».

 

   Nous discutons en mangeant puis après en marchant. Je lui racontais alors mon mépris des étudiants de Dauphine, de cette racaille élitiste, qui, ressemblent comme deux gouttes d’eaux usées, aux bourgeois que décrivaient les romans du XIXeme siècle, dans ce qu’ils ont de plus pathétique.  On comprend pourquoi la France tombe aussi bas, petit à petit, avec de tels élites… ce ne sont pas les français moyens les responsables, ce sont ces gens de l’élite ! Vous ne pouvez pas imaginer à quel point ils sont bêtes et incultes, on ne peut même pas le décrire. Comme quoi cette faune nous fait dépasser les limites de la langue française. « Pourquoi les grandes écoles existent ? C’est une exception française ! Elles sont faites pour éviter que les élites ne se mélangent aux autres qui vont à l’université, pour ensuite se distribuer les postes de pouvoir ! Qu’est-ce qu’on apprend de mieux que dans les Universités ? Rien, c’est les mêmes programmes, sauf que, on les fait travailler dans des conditions plus calmes, on les faits se rencontrer, se créer des réseaux et, par la suite, ils obtiennent un diplôme qui ne sert que de justification pour qu’on embauche untel a un poste haut placé et mettre un universitaire a un poste subalterne », me dit N.S. ! Plus tard à propos de « l’école » : « l’école, ce n’est pas une institution d’éducation, ou alors, l’éducation du point de vue de l’Etat qui impose son idéologie à la société. Le but de l’éducation nationale est de faire rentrer les esprits dans un moule idéologique, dans un cadre restreint, afin de préparer les jeunes esprits à correspondre à l’identité officielle. Ce n’est que du formatage, pas de l’éducation ». Et encore « de toute façon, quelqu’un a beau présenter un bac + 8 ou 9, s’il n’a pas acquis l’esprit critique, il n’a pas fait l’Université ».

 

   Il est vraiment brillant mon ami, il fait partit de ces gens qui connaissent le sens des mots bien plus exactement que tout ces utilisateurs de langue en bois de madrier. Il ne confond pas « éducation » avec le fait de mettre des enfants ou des jeunes dans une salle de classe, les faire ingurgiter des programmes indigestes ou orientées, pour ensuite en faire de bons employés. Par exemple, pour lui, l’éducation ça n’existe : ni en Chine, ni en Algérie, ni à Cuba, et à peine en France. Et si l’éducation, c’était autre chose, au-delà de l’école ? Et si, l’éducation, c’était une façon de vivre, tout les jours, partout, tout le temps, et non pas ces salles de classes ou l’on formate nos cerveaux à rentrer dans le moule de l’Etat idéologisé ? Ceci dit, l’école, c’est utile, mais son rôle, n’est-elle pas justement d’apprendre à apprendre, ou encore, d’apprendre à comprendre ? Au lieu de ça, l’on nous formate l’esprit au moule de l’élite et, l’on nous forme en fonction des besoins de l‘Etat, selon qu’il faille former des cadres en marketing ou des banquiers ou autre chose. Là encore, une lacune française, l’on parle d’éducation et d’alphabétisation, l’on salut les « progrès » et « grands efforts » du régime en matière d’éducation, l’on va apprendre aux étudiants en géographie dans une université française « tel pays avec tel gouvernement fait un effort pour alphabétisation »… Un jour, en mineur de géographie, j’avais à faire un exposé sur le livre d’Emanuel Todd « après l’Empire » et, il évoque cette question de « l’alphabétisation » dans les pays en voie de développement. Et j’expliquais qu’Emmanuel Todd « avait tord de parler d’alphabétisation, puisque si effectivement, les enfants sont alignés dans des salles derrière des pupitres, on oublis de regarder ce qui est enseigné dans ces salles de classe et comment est-ce que c’est enseigné ! Par exemple, en Algérie, on « alphabétise » officiellement mais l’école n’a produit que des « analphabètes trilingues » comme on dit là bas, et des djihadistes », tout en regardant une beurette voilée juste assise devant moi. « Mais c’est l'erreur que l’on commet souvent ».

 

   Comment savoir alors qu’un pays alphabétise ou pas ? Revenir quelques lignes plus haut : « quelqu’un a beau présenter un bac + 8 ou 9, s’il n’a pas acquis l’esprit critique, il n’a pas fait l’Université ». Parler avec les gens, voir s’ils ont un esprit critique aigue ou profond. Soit ils n’ont pas d’idées, ni ne s’intéressent aux sujets qui sortent du cadre de la formation et du loisir, soit, ils s’opposent a un système en place mais seulement en adhérant en bloc à une alternative… qui n’en n’est finalement pas une ! Existe-t-il dans ces pays des discours, des idées, des projets philosophiques qui sont autant d’alternative au système en place et son fonctionnement ? La société est-elle créative ? Réinvente-t-elle sa culture ou, sombre-t-elle dans la production intensive de divertissements ou de discours creux, langues de bois ou verbiage idéologique ? Sont-ils les continuateurs et même, "actualisateurs" de leur culture ou, se contentent-ils de copier les clichés dees canons de modernités qui leur est servit par les médias, avec ce complexe d'infériorité et cette haine de soi qui caractèrise l'inculte ou l'aculturé? Ce sont quelques pistes qui permettent de vérifier si l’école éduque ou fait autre chose.

 

   L’exemple typique de cette décadence est l’étudient chinois. Ce pays qui a enfanté un Kongzi, à la vision de l’enseignement et de l’éducation si subtile, si ouverte, dont l’école, a, au file des siècles vue pousser des gens de la taille des Zhang Zai, Zhu Xi Wang Anshi ou Wang Fuzhi… voilà les étudiants originaire de ce pays de pauvres vulgaires. Ils ne s’intéressent qu’à l’économie ou la gestion, travaillent beaucoup et ne savent que rendre ce que le prof veut lire (selon la matière que l’on étudie, ça suffit pour avoir de bonnes notes) et, en dehors de ça, n’existent pas. Pas d’avis, que les reflexes qui leur ont été inculqués à l’école, selon les appels de la maison mère, pas de culture, juste du divertissement. Et, cette façon de baser son existence sur le quantitatif, et non sur le qualitatif, ce qui me semble aller de pair avec l’absence totale d’esprit critique. Ces pauvres étudiants orientaux sont donc formés, mais pas éduqué ! Et l’on peut le voir ici, à propos de la médecine ou le Kung-Fu, mais aussi durant cette folle période du printemps neigeux 2008 ou l’ambassade du parti communiste chinois à Paris les as utilisé, manipulé et leur a fait perdre la face pour son petit intérêt. Quelques exemples emblématiques ici. Ce blog est un remarquable exemple de gabegie intellectuelle chez la plupart des étudiants chinois en France.

 

Publié dans Anecdotes

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