Langue de bois politique : la stabilité

Publié le par 問道

Voici ici une introduction

La « stabilité »

   Les changements font partit intégrante de l’existence, la vrai stabilité, la pérennité d’un système, d’une civilisation, d’une société ainsi que le maintien de la paix et de « l’harmonie », la « société harmonieuse » si cher au si fin et si brillant et respectable « Hu Jin Tao » ou bien d‘autres encore. La stabilité, est présentée comme l’inverse du désordre, ou de la guerre, comme s’il s’agissait de phénomènes indépendants de l’environnement ou ces fléaux se développent.   « Rien ne doit bouger sinon, c’est le désordre » pour la stabilité, dans une logique confondant « stabilité » et « pourrissement ». Nos politiques, politologues et autres analystes justifient ainsi certaines dictature, dont la plus grande du monde parce que « de grands mouvements d’insatisfaction, ça prend d’énormes proportion tant ils sont nombreux, il faut comprendre ça ». Un pouvoir qui se veux stabilisant en empêchant de si nombreuses personnes à bouger pour leurs aspirations, mais qui, pour imposer leurs projets n’hésitent pas à imposer ses propres bouleversements. Il existe pourtant des pays qui, changent de façon tout à fait pacifique, en toute… stabilité. Les pays où se développent la guerre civile, où autres troubles, sont justement ceux qui sont dirigés par des systèmes se présentant comme « stable », mais ne sont en fait que des machines destinés à imposer un rapport de force favorable et durablement incontestable. Et, cela, au mépris de la vie de la société. Un tel système, basé donc sur le rapport de force contre la société en conflit permanent contre l’habitant et son voisin, peut-il être qualifié de stable? Et si l’instabilité ne consistait pas d’avantage en la structure du système politique et sa nature et la nature de sa relation avec la société d’avantage qu’en l’existence d’événements violents et incontrôlé? Ce n’est en effet que lorsqu’une explosion violente a lieu que l’on entend parler de « rétablissement de la paix et de la stabilité ». « Rétablissement », comme si cette explosion venait de nulle part et comme si rien ne permettait de voir arriver, sans prémices, comme si une réelle stabilité pouvait exploser d’un seul coup pour sombrer dans la violence. La stabilité, objectif absolu de nos si fin et si intelligents stratèges, n’est-ce pas justement accepter les changements et permettre à la société son renouvellement? Ces gens si intelligents et si brillant, pourtant, ne voient la stabilité que comme le maintien d’une donne, d‘un ordre établit à n’importe quel prix. Lorsqu’une société entre en révolte contre un ordre établit qui l’empêche de pousser, et de suivre son cour, les spécialistes et stratèges diplomates ou politiques prennent le parti de la « stabilité », mais en fait, n’est rien d’autre que le parti de « ce qui est », plutôt que l’ordre qui serait à venir. Rien d’autre que du pur et simple conservatisme. Une vision tout ce qu’il y a de plus dogmatique, et fatalement superficielle.

 


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