Le sinophile

Publié le par 問道

   Voici maintenant, de la collection des gens facile à séduire, le plus couillon voir même, le plus ridicule. C’est l’étranger qui viens visiter ou travailler dans un pays, pour un certain nombre de projets et qui, à son retour ou au contact des autres sur le net va se faire véritable VIP de la dictature en questions et particulièrement fin connaisseur, « parce que vie sur place et marié a une (pauvre) autochtone ». J’en ais croisé beaucoup (trop) de cette faune de rustres français toujours « machintrucophiles » de quelque chose de nul. Je ne parlerai que des français, les autres, je n’en parlerai pas.

 

   Le Français de ce profil appartient à un paradigme grossier et rustre. En effet, dans la culture française, post-révolutionnaire, différencier « Etat » et « Pays » est chose quasiment impossible, même si l’Etat a déclaré la guerre au pays, comme par exemple les régimes totalitaires. C’est ainsi que pour l’admiré Charles de Gaules, l’URSS, c’est la Russie! De même, concernant la république Populaire, accessoirement de Chine. Et celà, même pendant Mao ou aujourd’hui,  alors que le régime tue l’urbanisme, la structure familiale ou la culture, pour consacrer le « socialisme de marché », qui n’est rien d’autre qu’un grossier capitalisme sans limite. On parle de « sinisation du Tibet » alors que les destructions de Lhassa n’ont pas pour but de construire dessus une ville chinoise selon les canons de l’urbanisme chinois, mais une ville moderne sur les canons du modernisme occidental.


   Le français de l’étranger, il en existe de deux sortes : celui qui, dans son pays d’origine n’est personne, devient frustré et déclassé, se cherche un « anti-conformisme » qu'il se trouve dans un pays lointain. Comme le diasporant lambda, il a une revanche à prendre sur son pays d’origine. Et l’autre pays n’est pour lui que l’instrument de sa minable petite revanche symbolique. Une fois sur place, il devient tout ce qu’il n’était pas en France : beau aux yeux des filles, intelligent aux yeux des autres, respectable… L'autre, c’est celui qui y est allé pour raison professionnel, il a eu affaire aux autorités et à personne d’autre, il n'a donc vue que ce que les autorités voulaient qu’il voit, et rien d’autres, n'a entendu que lce que les autorités voulaient qu’il entende, et rien d’autre, n'a touché que ce que les autorités voulaient qu’il touche, et rien d’autre… jamais séparés du guide  ou de l’interprète officiel. Les deux se rejoignent sur un point : ils sont les produits exposés d’un système aux yeux de ceux qui ont l’argent et la technologie et même, la domination culturelle sur les dictatures : les élites occidentales.

 

   L’étranger arrivant dans ce pays ne sait rien de son histoire, juste à peine quelques épisodes, appris grossièrement, mais n’en aperçoivent aucune subtilité. Ils connaissent telle guerre et telle dynastie, peut-être même tel personnage ou telle œuvre, mais ils ne les comprennent pas, ne les maîtrise pas. Ils ne savent pas d’où part ce pays ni comment il vie et peut voir le monde et l’existence. En général, ils ne dialoguent pas avec l’autochtone, juste avec ceux qu’ils rencontrent dans les endroits qu’on aime lui faire fréquenter, les lieux touristiques ou les beaux quartiers, bien plus difficile pour lui de visiter le pays du peuple , celà pour deux raisons : l’autorité ne veut pas qu’il visite ce pays et lui non plus ne le veux pas. Il préfère le fantasme et le rêve de ce « développement » à l’occidentale, sans se soucier de la façon dont les autres cultures peuvent concevoir le « développement ». Il n’existe qu’une façon de vivre qui vaille la peine d’exister.

 

   Ne connaissant rien du pays, de son histoire, de sa culture, de son imaginaire, ils sont donc les cibles les plus faciles pour la propagande. L’Etat étant le pays, dans sa culture de base, pour lui, la dictature est le pays de fait, le régime n’a donc même pas à l’endoctriner sur ce point ! Il est apte à prendre les slogans creux et tous plus bidons les uns que les autres, pour argent comptant et ne parle plus qu’un langage fait de tautologie et contre-vérités. Ce n’est pas un phénomène nouveau, les Jésuites étaient comme ça sous les Qing. Et comme les Jésuites voyaient un temps la Chine comme un immense réservoir d’hommes à convertir, les étrangers d’aujourd’hui voient ce pays soit comme un immense marché, soit comme une immense usine, ce qu’est ce pays aux yeux du Parti…

 

A lire : ceci, les colères de Cai Chongguo ici 

Publié dans Sinophilie

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polemos 06/08/2009 07:38

En fesant preuve d'un tel manichéisme c'est toi que fait acte de ressentiment.
Je ne me reconnais dans aucune des 2 catégories que tu décris.
Il y avait aussi et il y a toujours les explorateurs.
Et j'oubliais, malheuresement tout le monde ne peut pas être professeur (O), il faut aussi des ingénieurs et des marketeurs. Ce sont effectivement des métiers ingrats qui ne laissent guère de temps à la méditation , il est donc normal qu'ils soient largement rémunérés.

問道 06/08/2009 11:23



   Tu ne te reconnais dans aucune des deux catégories et pourtant tu agis comme quelqu'un qui s'est senti visé. Les attitudes en disent plus que les mots...
   Ensuite, la deuxième partie de ton message est complétement hors sujet...

   Que dois-je donc faire avec ça?



Glop Glop 05/08/2009 15:43

Fascinant.
Ca vous laisse un peu de temps libre votre blog?

PS: Un petit effort sur l'orthographe.

問道 06/08/2009 11:24


beaucoup, si je n'avais pas le temps, je ne blogerai pas... je ne dépense pas mon énergie à faire la fortune de gens qui m'appauvrissent...