les élites

Publié le par 問道

 

   Ayant écouté une émission d’une radio internet « canal académie », cette émission, se pose en moi la question des « élites ». Nombre de fois, durant mes discutions, je remarquais que les élites politiques et économiques n’avaient ni morales (c’est aujourd’hui reconnu par elle-même, via leur adhésion affiché à l’idéologie « concervator »), ni… rien de ce genre. Ils volent le bien publique, font amitié avec les pires gangsters du monde pourvu qu’ils soient orientaux… je le remarquais et le condamnais ! Et puis, j’ai écouté cette émission qui avait pour inviter Fabrice de Almeida à propos de son travail sur les élites allemandes et le nazisme.

 

   Pour lui, le terme « élite » est un terme technique définissant une relation avec le pouvoir : les serviteurs personnels du maître, les riches, les notables, les amants… je prends ce terme à mon compte ici.

 

draft_lens7276432module60172612photo_1254242801jackie-chan.jpg   Et, cette émission m’a fait évoluer sur mon point de vue ! Non, en fait, ce n’est pas que leurs complicités de crimes sont immorales et condamnable, c’est juste que, c’est leur fonctionnement mentale, psychologique, naturelle : n’avoir aucune opinion ni aucune idée, juste coller le pouvoir ! « Etre aux côtés de l’empereur, c’est être l’empereur ». Et ces élites, aussi bien aussi bien vedettes du show business ici en France, l’actrice américaine d’origine mexicaine « de gauche », qui a joué Frida Calo, devenu l’épouse du fils Pinault… et même, chez celui qui offre son parapluie à toutes les plus archaïques dictatures d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du sud, jacky chan et du fait que « les Chinois ont besoin d’être contrôlés ». La seule chose qui intéresse un membre de cette élite, c’est de rester dans cette élite. Et pour ça, il faut coller le roi soleil, être celui qui lui met ses pantoufles aux pieds le matin, être celui qui lui porte son pot de chambre. Et c’est ainsi aussi, la mentalité « Paris Dauphine » : adhérer à l’idéologie des chefs pour rester au sommet de la société grâce au soutien du pouvoir (ce serait trop dangereux pour eux de compter sur leur esprit). Non, ce n’est pas condamnable moralement, parce qu’il ne s’agit pas de gens qui ont la mentalité, la moralité des plus nombreuses personnes qui forment la société, vous, moi, ma famille, mes voisins, mes amis… les gens lambda. On peut ne as les aimer ou les admirer, mais ce qui compte, c’est de les prendre comme ils sont, pour ce qu’ils sont : des rémoras qui se nourrissent des restes du requin qu’ils collent pour s’assurer sa protection.


 20070418klpcnaecl_156.Ies.SCO.jpg   Aujourd’hui, nous vivons dans un monde de médias, non un monde de savoir ou de partage des savoirs. Un média, qu’est ce que c’est finalement ? Nous croyons que les médias nous « informent » ou nous transmettent des savoirs via les émissions littéraires, culturelles ou de débats, type Frédérique Taddéi (l’idole des anti-conformistes qui se ressemblent.) Mais en fait, ils ne font que transmettre les avis et les opinions de ceux qui les contrôles ou les possède. Après tout, ils en font ce qu’ils veulent, tant qu’il peut exister une certaine diversité, les gens peuvent se débrouiller. Mais, quand il n’existe qu’un seul discours, ce qui fini fatalement par arriver quand divers blocs dogmatiques s’affrontent, et que l’un prend le dessus sur l’autre (l’autre faisant acte de soumission et cherchant à… se faire une place à la cour du vainqueur). L’opposition de propagandes (et non de « versions ou de points de vue) ne permet pas d’approcher ce qui pourrait être l’information et l’éducation. On ne se rapproche pas d’une vérité avec 2 ou 3 mensonges.

 

   Chose intéressante, les élites semblent, à quelques exceptions prêtes, naturellement enclin à être attiré par une dictature plutôt qu’une démocratie. La dictature a pour eux l’intérêt d’écraser tout ce qui peut troubler la quiétude du pouvoir et donc, pérenniser naturellement leur position dominante dans la société. La démocratie, donnant théoriquement le pouvoir aux gens du petit peuple, en tout cas la parole, ne peut que les indisposer quelque peu. Et, ce qui peu sembler pervers, c’est que ces mêmes élites, sabotant la démocratie, ou, faisant passer leur oligarchie pour une démocratie, font circuler l’idée que, finalement « la démocratie est mauvaise pour les modestes et bonnes pour les élites ». De même, leur confiscation de l’expression via les médias permet aux populistes et adeptes de la solution dictatoriale (autoritaire ou totalitaire) de condamner ces PRINCIPES qu’ils détestent. Et si ce n’était pas les principes qui étaient mauvais, mais la façon dont sont organisées les institutions devant en théorie permettre de consacrer les valeurs !

 

   Certains de ces populistes sont cyniques, ils se fichent royalement de la « populace » à qui ils hurlent ce qu’elle veut entendre, seul pour eux compte leur position sociale parmi les élites, ils y tiennent le rôle important du maintien de l’ordre établit en séduisant, embrigadant et en faisant de ces pauvres gens de bons petits soldats de ce membre de l’élite, feignant l’antisystème en place. Ces gens sont en de meilleures mains chez quelqu’un des nôtres que chez n’importe qui ! D’autres, plus simples, y croient à ces thèses et ces causes et prônent l’avènement d’un bon système dictatorial, histoire de renouveler le cheptel de ces élites, mais en aucun cas d’éliminer le principe même de « l’élite » (tel que défini dans le contexte de notre paradigme actuel), et d’atteindre cette idée obscène quand il s’agit de société, de l’Humanité : l’efficacité. Et donc, ces promoteurs sincères de la dictature, au nom du peuple, contre ces « élites » se retrouvent malgré eux, à défendre les intérêts de… l’élite !

 

   Fabrice de Almeida emploi ce terme d’un point de vue strictement technique et sociologique. Je sors maintenant de ce point de vue, pour évoquer notre rapport à ces gens. Dans notre paradigme, une « élite » c’est positif, l’élite, c’est « les meilleurs de la société, ceux qui méritent et à qui nous accordons respects, admiration et parfois idolâtrie. Les élites, c’est les meilleurs du groupe !

 


sarkozy_johnce74-ac1e6.jpg   Se pose alors la question du rapport que nous considérons comme « élites », comme les meilleurs des hommes. Et si, finalement, à la racine, un problème de rectification des mots ! Nous appelons « démocratie » ce que sont des oligarchies (voyez la Veme république), la « liberté » ce qui est en fait la consommation, Pays ce qui sont des états… et même « élites» ce qui n’est que médiocrité humaines ! En effet, par définition, dans un système basé l’intérêt personnel, celui qui, arrive au sommet de la pyramide sociale est le courtisant le plus vil et le plus manipulateur, tueur, immoral… c’est sur la base de sa réussite matérielle ou politique que l’on juge la qualité d’une personne, que l’on considère comme élite. Et si, l’on essayait de considérer comme « élite » les gens vertueux, au-delà de leur réussite matérielle ou sociales ? Kong zi plutôt que Deng Xiao Ping…

 

   








A lire : La vie mondaine sous le nazisme

 

Publié dans Rectifier les noms

Commenter cet article