Tempête dans un dés à coudre

Publié le par 問道

Tempête dans un des à coudre

 

L’autre jour, je me suis fait engueuler ici, à propos d’un passage de ce billet que voici : « j’ai participé une sorte du mouvement d’étudiant, c’est pour cela,  je veux savoir qu’est-ce que vous avez fait en 1989 et qu’est-ce qui s’est passé vraiment à Tian‘anmen. Je suis avec vous ce soir, parce que j’ai changé depuis un an et je pense la chose toujours avec mon propre cerveau ».

   Ce passage m’a fait un peu sourire. Cette prétention naïve et toute féminine à se prétendre asses dégourdit pour utiliser son propre cerveau m’a amusé… et cette… non pas naïveté, mais volonté absolu à croire que c’est vrai et que c’est même possible, en général ça ne me fait rien, mais de cet auteur, ça m’a un peu attristé. Je répondais alors ceci : « Déjà, cette étudiante est une menteuse “je pense toujours avec mon propre cerveau”… Sinon, à Taipei, l’événement a bien été tenu en silence, pour le plus grand vœu de l’actuel président taïwanais qui veut semble t-il faire cause commune avec Beijing… »

 

 

Lui en tout cas, ça l’a mis un peu en rogne contre moi et sa réponse fut un peu sèche, voir même violente dans le ton :

« Déjà, cette étudiante est une menteuse “je pense toujours avec mon propre cerveau”…

Sinon, à Taipei, l’événement a bien été tenu en silence, pour le plus grand vœu de l’actuel président taïwanais qui veut semble t-il faire cause commune avec Beijing… »

   Ma remarque semble l’avoir énervé… c’est dommage, il ne faut pas s’énerver pour si peu de choses, c’est ce que ma mère me dit souvent :

« Pourquoi est-elle menteuse? Tu as peut être besoin de sortir un peu de ton esprit et essayes te mettre à place des autres pour les comprendre. »

 

   Alors, je pris mon clavier, parce que, ce genre de phrase de ma part ne viens pas du néant, de mon bon vouloir. Il serait absurde de se lever le matin et de se dire « ah ben tiens, je vais mépriser tel catégorie de gens et ce genre précis de personnes ». Chose absurde s’il en est ! Mais apparemment, y a des gens qui croient autrui suffisamment bête pour ça. Voici alors mon explication :

    « Parce qu’une fille, ça ne pense pas, ça consomme, ça prie, ça travail maintenant (en croyant que ça se libère) et ça adhère aux discours dominants! J’ai presque 30 ans et je n’ai jamais rencontré de ma vie, ni dans ma famille ni en dehors, de fille qui prenne le risque de s’aventurer à sortir d’un discours dominant, à penser de façon indépendantes. A l’école, les meilleurs élèves filles (qui avaient de bien meilleurs notes que moi en math ou en dictée, mais n en histoire-géo ou en rédactions, en art plastique ou en musique), n’ont jamais été bonne à autre chose que de faire du “par cœur”. En dehors de la vie à l’école, ça écoute les musiques à la mode, diffusé à longueur de temps à la radio ou à la TV, les films au cinéma sont ceux dont on parle à la TV avec des affiches bien colorés et stéréotypés… aucune originalité, ni en matière de goût culturel ni nul par, peanuts…

Discutions sur divers sujets sérieux: j’ai eut les bigotes, qui récitaient ce que disait le prédicateur, les militantes d’extrêmes gauches, qui récitaient la leçon, ou encore, la nana qui parle comme dans un talk-show, de féminisme, de muliculturalisme et de tolérance (persuadé d’être des exemples de vertu tels qu’elles les prêchent) au mot prêt, même le ton est le même. Quand à leurs opinions politiques, une tendance à adhérer facilement au discours le plus autoritaire possible auquel elles ont accès. Voyez, j’ai 30 ans presque, avec donc peut-être 27 ans de vie mixte (plus les trois premières années avec sa mère), l’école primaire mixte et une fac qui propose même des cours “d’études féminines”, le féminisme y est très développé…

Une femme, ça ne pense pas, parce que ça a peur! Explorer au delà de la cruelle réalité, c’est l’aventure, l’incertain, surtout quand un discours dominant nous harcèle en permanence du “cet ordre ou le chaos, alors ne penses pas, adhère”. C’est trop de courage et pour ça, il faut être un baroudeur, pas un esprit pleutre qui tremble au premier coup de vent.

Les discours visant à rehausser, surfaire la réputation de la femme, c’est leurs faire croire en des chimères des conneries sur leur prétendu liberté, alors qu’elles sont encore plus soumises que leurs grands mères… et elles n’aiment pas la liberté, elles ne l’ont jamais vraiment cherché, elles n’ont jamais eut d’autres buts que de vivre dans une cage la plus dorée possible, coûte que coûte!

Ça fait 60 ans qu’en occident, on “émancipe” les femmes et la société n’a jamais été aussi écrasé par le politiquement correct, il n’y a jamais eut autant de tabous et jamais la société n’a été aussi oligarchique à une si grande échelle depuis le début 2 siècles! »

   Deux personnes me sont un peu tombées dessus, il semble qu’il existe dans le monde de l’opinion française des vaches sacrées, cette opinion, pensée française qui se veut éclairant le monde, sommet de la rationalité… mais ça n’a aucune importance.

 

  

   A suivre… mais en attendant, regardez ça :

 

 

 

 

Publié dans Anecdotes

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