Lassitude

Publié le par 問道

   Je suis un peu las en ce moment… rencontrer les gens me fatigue, leur attitudes, leur côté réformé de l’esprit crée en moi une espèce de fatigue, non pas nerveuse, mais… morale. Vivre en société, ce peu être soi une épreuve usante, soi une mort de l’esprit qui précède la mort physique. D’ailleurs, cette société ne conçoit la mort que comme quelque chose de purement physique, mais jamais autre chose. Et ceci est absolument vrai, puisque la société le pense, elle ne peu pas se tromper, tout autre chose serai soi une erreur, soi une folie… en tout cas, une chose effrayante qui ne peut être qu’une erreur, n’est-ce pas ?

 

 

   Bon, déjà, cette semaine, j’ai appris une chose : ne jamais contredire un ami quand il préjuge qu’une fille est une « salope » ou une « pute » pour reprendre ses mots. Dernièrement, j’avais fait la connaissance d’une personne de sexe féminin qui semblait vouloir s’intéresser à ma personne, en tout cas, elle venait vers moi. Sous la pression des gens qui essayent d’être mes amis, j’entrouvris une fenêtre et me dit « je vais remettre en cause mon jugement sur la gente féminine pour voir. Au mieux j’aurai une confirmation de plus, ça ne mange pas de pain, au mieux, je corrigerai ma position ». J’en parlais à quelques amis et un me dit « surement une pute ». Je lui dis alors « non tu crois ? Tu ne connais pas du tout la personne, mais tu préjuge ! Ce n’est pas bien ça, on verra. » Et au final, cette personne confirmait mon jugement initiale, je ne connais pas trop ses critères, mais elle s’est avérée n’être qu’une petite allumeuse qui allumait à gauche-à droite pour assouvir certaines soifs.

 

   La chose n’est pas grave en soi, rien de dramatique mais j’ai regretté d’avoir douté de mon expérience et de mes observations. Ceci dit, à peine quelques jours plus tard, je me dis qu’en fait, cette expérience ne fut qu’une piqure de rappel, me permettant de me conforter dans mon choix de vie et dans ce que je peu dire de ce monde. Peut-être que ce genre de chose est nécessaire ! C’est difficile de rester sur une observation faite il y a longtemps, les faiblesses humaines font qu’en matière de relations avec les autres, il faut souvent confirmer ce que l’on savait, de la nullité des êtres, mais que parfois on a envie de remettre en cause. Pourquoi on a besoin de le remettre en cause ?

 

   Parce que l’on a peur de la nuit, de l’obscur noirceur qui rempli les êtres humains d’aujourd’hui. Les valeurs, la beauté d’âme, la bienveillance ou la sincérité… soyons fou, allons jusqu’à l’honnêteté, nous avons besoin de croire que ça existe pour ne pas sombrer dans la monstruosité, que ces choses ne sont pas des mots vains et vide. Et pourquoi en avons-nous peurs ? Parce que nous n’avons pas les moyens d’être cyniques et anthropophages, c’est le privilège des puissants, qui peuvent manger sans être mangés. Et puis, peut-être que l’on se souvient des anciens et que l’on aime à nous imaginer aussi bon qu’eux.

 

   Passé le quart de siècle, que j’avais perdu à nager dans l’optimisme béat des choses, au positivisme (en gros, j’écoutais ce qu’on me disait), j’avais ce reflexe du « discours positivisme = vérité ». Puis, en grandissant, commençant même à vieillir, la réalité vous attrape et l’équation ci-dessus ne tiens pas la confrontation au monde réel, le monde des hommes, si différent du monde des discours !

   Bref, après avoir passé quelques semaines de vacance dans le pays des discours, je fut reconduit à la frontière pour retourner dans le monde du réel… cruel, mais au combien plus passionnant. Je vous laisse méditer de cette expérience sur cette réalité humaine précise. Peut-être ça vous incitera à explorer d’autres pièces : mon ami préjugeant qu’une jeune demoiselle était une pute était plus dans le vrai que moi, qui voyais cette personne et, qui lui reprochait ses préjugées !

 

Ps : ne prenez pas « pute » pour une insulte, ni moi ni vous n’avez jamais vraiment rencontré de fille qui échappait de cette définition…

 

 

 

 

Publié dans Anecdotes

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