l'Amour 3

Publié le par 問道

L’amour au féminin

   Les femmes parlent souvent d’amour, avec des expressions tels que « on est tous égaux devant l’amour », ou encore « l’amour est au dessus, on ne choisi pas » ou ce genre de formules pompeuses et toutes faites. Mais, qu’en est-il exactement ? L’autre jour, en discutant avec une fille, nous parlions de la difficulté pour un garçon de se trouver une fiancée ou simplement une petite amie. Elle me dit alors, de façon franche et direct, en amie intime : « oh tu sais, les femmes, elles parlent de l’amour, mais dans les relations avec les garçons, elles ne font que de sélectionner, calculer qui serai le meilleur parti, socialement ou économiquement, une fille, ça ne tombe pas amoureuse ». D’abord, je tiens à remercier cette amie pour sa franchise et sur le coup, son anticonformisme. De l’aveu de mon amie, l’amour ne serait rien d’autre qu’une vaste hypocrisie dans la langue de la gente féminine. Mais qu’en est-il exactement ? Parmi les principaux hobbys des femmes, nous avons le shopping, une activité consistant à faire le tour des boutiques et des magasins pour s’acheter vêtements, chaussures et autres objets souvent inutiles ou déjà abondant au domicile de la demoiselle. Pour s’adonner à une si brillante activité, il faut de l’argent et du temps. Travailler pour gagner de l’argent, ça prend du temps, avoir le temps de faire du shopping, signifie que l’on ne gagne pas d’argent. Il faut donc trouver quelqu’un qui perd son temps à gagner de l’argent pour qu’elle le dépense : un petit ami. Autre chose d’une importance crucial chez une femme : le regard des autres. Pour une femme, la réputation et le regard des autres est très important. Les commères véhiculent des ragots, la victime de ragots elle-même en véhicule. Les femmes passent leur temps à parler des autres femmes, leurs vêtements, leurs mœurs, leurs hommes et leurs mariages. Il est important donc que leur homme corresponde à ce qu’il se fait de mieux dans la construction sociale à laquelle elles appartiennent, cela à plus forte raison qu’elles sont en concurrence permanente avec le reste de la gente féminine, à plus forte raisons leurs amies. Être célibataire est mal vue, il faut trouver le bon canasson. La naïveté enfin. Il est bateau de dire que nous vivons dans une société de communication au service de la consommation. Tout autour de nos est communication, qu’il s’agisse de nos goûts musicaux (Johnny Halliday, Pussy cat dolls…), littéraires (Lu Xun à Shan Sa, Tahar Ben Jelloun, Philipe Sollers) culinaires, nos héros sont aussi pures communication et marketing (Che Guevara). L’intelligence et la beauté sont aussi des produits de communication. Nous ne sommes pas indépendants concernant nos goûts et nos critères, ils sont le fruit d’une savante communication et publicité dans laquelle nous nageons en permanence. La naïveté là dedans, c’est l’adhésion totale aux discours, aux canons et aux idées, le plus souvent dominant, dans une société, sans le moindre esprit critique. Pour une femme, l’ordre et les critères qui sont ceux de qui lui sont communiqués par une autorité extérieure, sont naturels et sont appelés « normalité ». Leur cerveau n’a jamais été autre chose qu’une éponge à discours, incapable d’aller au-delà des palabres et autres formes.

   Pour une femme, l’Amour n’est que le fruit d’un calcul, le résultat d’une équation abordé de façon complètement rationnelle et froide. Leurs critères portent donc sur le potentiel économique de l’homme, sa réputation dans le microcosme et sa correspondance au canon masculin tel que défini par le discours dominant ou la mode imposant un certain conformisme dans la société au sein de laquelle elles nagent. Il ne s’agit don pas de « donner » ou « d’échanger » du temps, des moments ensemble ou autre chose, mais d’avantage d’une démarche égoïste, par rapport au regard des autres et son propre regard sur soi. L’usage très courant du terme « amour » dans le langage féminin, n’est en général que pour justifier une certaine attitude, justifiant sa dépréciation ethnique (l’homme de l’ethnie dominante est beau, fort et intelligent, l’homme de mon ethnie est joueur, saoul moche et incapable, mieux vaut le dernier de l’autre ethnie dominante que le meilleur des miens), par des formules tels que « l’amour n’a pas d’âge ni de race », « oui mais on ne choisi qui on aime »… sauf qu’en l’occurrence, d’après enquête et observation, l’amour à une race : le blanc et oui, elles choisissent.

 

 

 

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