l'Amour 2

Publié le par 問道

Point de vue masculin

   Les hommes ont, pour leur immense majorité, du mal à parler d’amour. Il existe certes un certain nombre de grands poètes qui en parlent de la plus brillante des façons. En général, ces poètes nous expliquent que l’amour est douleur au cœur, à la rate, larmes, souffrance, solitude et spasmes… quand il ne s’agit pas de déceptions. L’amour rend les hommes malheureux, mais ils ne peuvent se résoudre à se passer de cette source de souffrances et de douleurs. « Oui on souffre mais ça vaut le coup de souffrir pour ça » ou encore « je ne peux pas m’en passer, c’est impossible » sont les réponses qui reviennent le plus souvent de la part des garçons, qui aiment et souffrent. Pour eux, ils seraient guidés par une espèce de pulsion inconnue, une forte attraction. Qu’est ce qui derrière le terme « amour » se cache ?

   La première chose qui attire un homme vers une femme, c’est le physique. Un homme n’écoute pas une femme parler, il la regarde marcher, il regarde sa poitrine, son fessier, ses jambes, parfois son visage. Dans certaines cultures, ce sont même les pieds. Une femme doit correspondre physiquement à un certain canon, elle doit lui donner envie d’elle. Il est bien évident qu’il ne s’agit pas d’avoir envie de jouer au scrabble, mais de relations sexuelles. C’est là ce qui anime les hommes, la soif de relations sexuelles et rien de plus ! Pour les hommes, il s’agit de trouver quelqu’un qui provoque en eux une excitation sexuelle et d’assouvir cette soif avec cette personne. Et si la femme choisie ne veut pas partager ce moment avec lui, l’homme se lance à la recherche d’une autre femme qui pourrait accepter d’être sa partenaire sexuelle. Il ne cherche rien d’autre que ça : une partenaire sexuelle. Une fois qu’il en a trouvé une, deux possibilités existent : soit il s’attache, soit il s’en va, satisfait d’avoir eut ce qu’il voulait et en quête d’une autre partenaire. Dans le cas où il s’attache, l’on pourrait être tenté d’appeler cela « amour ». Après tout, il se créer alors un lien entre deux personnes ! En fait, ce lien entre les deux partenaires trouve sa source dans l’assouvissement du désir sexuel de l’autre. Satisfait d’avoir pris plaisir dans une relation sexuelle, il souhaite renouveler l’expérience avec le partenaire qu’il trouve particulièrement doué, afin de multiplier les relations sources de tant de plaisir pour lui. La femme lui donne ce qu’il veut et il s’attache, prêt même à beaucoup de sacrifices pour maintenir cette situation. Il est en situation de dépendance vis-à-vis d’elle, qui décide alors de lui donner ou non ce qu’il veut, à sa guise. L’homme, assoiffé, naïf se retrouve avec la femme dans une relation de dépendance, vis-à-vis d’une personne avec qui elle n’a pas de tels liens. L’homme qui lui ne s’attache jamais n’est dans le fond pas très différent de celui qui s’attache. Lui aussi, ce qui l’anime, c’est l’assouvissement de ses désirs sexuels, les différences sont moins profondes qu’on ne peu le penser. La principale est qu’il privilégie le nombre à la qualité. Qu’importe qu’une fille soit charmante ou sexy, ce qui compte c’est qu’il multiplie les partenaires, qu’il accumule les expériences. Il est dans la société de consommation comme un poisson dans l’eau. Il est aussi plus libre, ne s’attardant pas à créer de relation de dépendance avec sa partenaire du soir ou du jour. Il ne se cache pas concernant ce qui motive sa démarche et ce qui l’attire chez une autre, il est un peu aventurier. Mais c’est un parcours semé d’embuche, il faut draguer et plaire.

   Ainsi, pour le mâle, ce qui se cache derrière l’amour, c’est une addiction aux relations sexuelles, une folle envie d’assouvir une pulsion. L’homme est absolument irrationnel, se montre bien souvent incapable de se contrôler et de se protéger des dangers qui vont avec une telle attitude. Les dangers d‘une telle attitude, c’est la dépendance vis-à-vis de cette envie, qui soit les pousse à se mettre dans une relation de dépendance vis-à-vis d’une personne, engendrant soumission, soit, se lancer dans une course folle à la séduction de masse, chercher à multiplier les conquêtes, sans s’attacher, avec tout les risques que cela comporte, sanitaire ou même psychologique (se transformer en obsession, la frustration devant les échecs se multipliant, s’enfermer dans une certaine vision de l’existence).

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