Le chinois de France

Publié le par 問道

   Grandir dans l’immigration et grandir au pays d’origine change radicalement les gens ! Il y a un certain nombre d’exemples précis qui le prouve et je vais pour cela parler de mes pérégrinations chinoises à Paris. Dire « les chinois » à propos des gens ayant les yeux bridés à Paris est une absurdité « multidimensionnelle ». La première dimension est qu’il n’y a pas que des Chinois, mais aussi des Khmers, des Laos, des Thaïlandais, des Vietnamiens… la seconde dimension est qu’un français d’origine chinoise et un chinois de Chine arrivé depuis peu, ce sont deux personnes absolument différentes et absolument contradictoires !

 

F200804220917164471900983.jpg   Le Chinois de Chine, il faut d’abord arriver à le faire parler, ce qui est difficile. Mais une fois mis en confiance, il vous parle de son pays d’origine, d’abord en bien, les trucs culturels et touristiques. Arrivent alors les sujets qui fâchent et, je dois avouer que je n’ai que très rarement rencontre de « Lihuan » ou autre « nationaliste  de la première catégorie ». Montrez leurs que vous êtes même un minimum informé et il fera preuve d’esprit critique, voir même d’opposition, sur un certain nombre de sujets tel que l’injustice, l’absence totale de liberté d’expression, la violence, la désintégration culturelle et sociale, les inégalités, l’écologie… je ne vais pas faire la liste de tout ce qui ne va pas, ce qui compte, c’est de savoir qu’un Chinois de Chine se montre souvent critique et souvent acide à l’égard de ceux qui décident du destin de leur pays. J’ai bien entendu rencontré (souvent des filles) qui m’ont balancé l’uniforme verbal et débile « yes there are problems but I believe my government », m’expliquant que ceux qui ont causé les problèmes pourraient et voulaient les résoudre (les problèmes ne sont-ils pas les matières premières de l’activité politicienne ?). Mais en général, ça reste marginal. Il faut dire que je discute souvent avec des garçons. Mes correspondants encore sur place me confient eux aussi la dureté d’être Chinois sous le règne du Parti Communiste et leur désir de changement, soit de système, soit de pays.

 

   Chez ceux qui ont grandi en France, la donne est différente. La seule chose qu’ils connaissent de ce pays, c’est ce que la tv officielle en montre, le destin de ce pays, c’est ce qu’il s’y passe. Ils sont persuadés, dans une langue violente, d’avoir une revanche à prendre, et développent un discours arrogant et parfois violent. Mais en fait, ils souffrent d’un immense complexe d’infériorité. D’abord, leur discours revanchard, alors qu’aucun peuple n’a de revanche à prendre, juste des jougs à briser ! Ensuite, ce discours de victime, sur une espèce de racisme, de sinophobie qui existerai. La sinophobie dont ils parlent c’est le soutien de certains blancs aux combats contre la barbarie du Parti Communiste et ces blancs qui parlent avec des mots dérangeants de ce pouvoir en place. Les Tibétains à l’étranger organisent des manifestations de soutiens et de sensibilisation quand l’armée de la République Populaire tue et violent les Tibétains. Quand des émeutes en pays Hans ont lieux, avec violences, parfois des morts, les français d’origine chinoise en ont rien à foutre. Rien pour parler des pétitionnaires… rien au sujet des luttes ouvrières, paysannes… rien, juste des bêlements à propos de la jalousie des français devant « la monté en puissance irréversible… »

  

   Voici ce que pouvait on dire des Chinois par le passé : « Méprisable troupeau d’esclaves ignorants et sordides, assujettis à un gouvernement bien digne de commander un tel peuple » Daniel Defoe (1660-1731). J’espère qu’aucun d’entre vous ne sera choqué d’une telle phrase, parce que vous avez des Chinois l’exacte même opinion, mais exprimé avec moins de violence. Voici quelques illustrations ici, , encore là et là encore mais aussi

 

 

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