Ces usines à dire n'importe-quoi:

Publié le par 問道

Les ethno-tartuffes.

 

   L’autre jour, je discutais avec un ami, originaire d’Asie du sud, à propos d’un mec sortie d’on ne sais où, qui sort une espèce de livre qu’il a dut lire et qui ne l’a pas du tout passionné, dans le bon sens du terme. Il me dit « le mec nous dit n’importe quoi à propos d’un sujet dont il n’est même pas légitime ! » Je lui demandais alors qui était ce triste personnage » et il me dit « Chenva Tieu ». Nous discutions donc de ce personnage et mon ami lui reprochait son illégitimité chronique à parler de la Chine en se faisant passer pour tel.

   « Je veux dire, moi je veux bien qu’on parle de ce que l’on veut, mais tout les peuples ont une histoire et un héritage propre, là le mec il épouse le cliché des beaufs du « tout ça c’est des chinois hein… » En plus, il a grandit et fait l’école en France, il a même un pédigrée de grandes écoles, tu sais, ces institutions ou on ne forme pas, mais on formate à l’idéologie des lites de ce pays ! » Je le réconfortais en lui disant « tu sais, toutes les ethnies ont leurs petits indigènes de service, les noirs ont Calixthe Beyala en petite Bounty de service, Yamina Benguigui en beurette de service et donc, ce mec en nyakoé de service qui viens prendre la place de la fille adoptive vietnamienne de Chirac, manifestement pas du tout convaincante dans ce rôle » (elle s’est faite balayé par Robert Mesnard avant les jeux olympiques en direct à la radio, elle en a fait quasiment une crise d’hystérie à l’antenne).

 

   Qui sont donc ces gens ? Ils ont des patronymes exotiques et même des couleurs et visages qui ne font pas très berrichon ou auvergnat, ils sont donc des étrangers ! Mais, ils sont aussi le pur produit de l’école française et ont appris à voir le monde dans la vision française des choses. Leur bagage culturel est tout ce qu’il y a de plus français, juste ils connaissent quelques noms et quelques folklores qui font couleurs locales. Dans les idées qu’ils défendent et qu’ils véhiculent, leurs visions des pays d’origines sont tout ce qu’il y a de plus occidental, voir même français, ça en devient même du cliché. Aucune originalité, des thèmes et des leçons récités sans aucune originalité ni discernement, saupoudrés d’épices exotiques pour faire sympathique.

benguiguiyaminasarkozyonm250208reut.jpg   Yamina Benguigui par exemple, nous raconte en gros, que les nord africains sont des arabes (idée qui en Afrique du nord est source de tensions donc déjà, ça commence bien) et que les femmes en France issus de ces communautés sont des victimes de leurs barbares de frères, de pères ou de maris, qui les retiennent dans une tradition « archaïque » et foncièrement mauvaise parce que elles rêvent de se « libérer » par la « modernité » occidentale. Le fameux cliché du « tiraillement entre tradition et modernité » très porté par la gauche bien pensante… ah, ce tiraillement, on voudrait vous expliquer, chers étrangers, que vous n’êtes que des débiles et qu’il faut vous laisser civiliser à la supériorité occidentale, mais avec des mots polis, on ne vous le dirai pas autrement. Mais remarquez, que ces mêmes tenants de ce genre de discours ont aussi dans leur boutique un rayon « produits exotiques » pour petits blancs avide d’anticonformisme de salon. Aucun discernement, aucune subtilité. Mais, y a les chansons de Cheb Idir…

Calixte_Beyala190209275.jpg   Calixthe Beyala, une espèce d’hystérique qui nous pique des crises de nerfs à la première contrariété venu. Particulièrement teigneuse et crois qu’il suffit de parler fort pour dire des choses intéressante et cohérente. Alors, elle nous raconte l’Afrique et les problèmes de l’Afrique en omettant, bien évidement de dire qu’elle est, pour ce continent une partie du problème, puisqu’elle proclame Khadafi leader de l’Afrique et porte parole de ce continent, allant même expliquer qu’il a les solutions aux problèmes qui rongent cette vaste partie du monde (la principale ressource d’un pays dirigé par un Khadafi est le slogan) là encore, omettant d’expliquer que la Libye est un Etat raciste (comme tout les pays arabes d’ailleurs)… en fait, elle cherche juste à faire son intéressante, mais de façon obscène.

 


Photo-Pecresse-014.jpg   Chenva Tieu maintenant, nous raconte fait un livre prônant le « libéralisme » un de plus et comment s’entendre avec non pas les Chinois, mais avec les élites économiques et politiques (mais qui ne sont en aucun cas les élites intellectuels, loin de là) qui dirige le destin d’un quart de l’humanité en clique, au grand damne de nombres de Chinois, du Sichuan par exemple, mais aussi d’un peu partout en général. Le tout saupoudré de brics et de brocs culturels pour amadouer le sinophiles comme Raffarin ou Chirac, qui « adorent la Chine, d’ailleurs, ils ne mangent plus que des sushis ». Il a cependant un maître : André Chieng, qui en matière d’immoralité et d’infamie est pour le moment le maître incontesté en la matière. Ce qui est commun à ces deux derniers, c’est que leurs idées et références idéologiques sont absolument occidentales, ultralibérales même ! Chenva Tieu me semble même incapable de parler de l’intérêt sans évoquer les statistiques économiques… ça en devient réflexe, et du coup, inquiétant , cet esprit qui fait que l'on passe toute l'existence de l'univers sous la moulinette des statistiques économiques! En fait, ils ont les yeux bridés, mais leur façon d’écrire sur la Chine ressemble beaucoup à la façon dont les Jésuites parlaient de ce pays qu’ils n’ont finalement jamais vraiment compris, se faisant trimbaler à gauche ou à droite pas l’autorité Mandchou. Comment reconnaître des gens qui ne comprennent pas leurs sujets ? Ils confondent le pouvoir en place et le pays lui-même, reprenant à leur compte son discours. Ici et voici un exemple de leur parfaite compréhension du sujet !

   Bref, ils ne sont et ne seront finalement jamais autre chose que le petit indigène au service d’un pouvoir qui les méprise et de son idéologie. Des petits colonisés mentaux qui se croient supérieur aux autres et qui sont persuadé d’agir en bon sens. Je n’aime pas la vulgarité de ces gens. J’espère vous parler de choses plus subtiles à l’avenir.

 

  





A lire : « Chine, trois fois muette » de Jean François Billeter

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Meriem_忍 16/03/2010 19:17


Ton article soulève, à mon avis, la légitimité des enfants de l'immigration à parler du pays d'origine de leurs parents... et plus généralement de leurs origines. L'enfant d'immigré est immigré et
étranger en France... et dans "son" pays d'origine, il redevient émigré ayant immigré: un étranger en somme.

Alors quelle est sa place ? Doit il renier ses origines parce que ses parents ont choisi la France ? Ou au contraire dire je suis français, mes mœurs sont françaises et mes ancêtres sont étrangers
en être fier et s'y intéresser?

Ce n'est pas sous prétexte de vivre à l'étranger à des milliers de kilomètres qu'il faudrait renoncer aux droits à la liberté de penser et d'expression. A ce titre, je pense que tout avis d'immigré
ou non, résultant d'une réflexion à partir d'une étude ou d'une observation préalables, est respectable et doit être écouté avec attention, qu'il exprime un accord et surtout un désaccord. Tout
cela dans le but d'être constructifs et d'aller de l'avant. Même s'il est vrai qu'un discours porté par les autochtones vivant au jour le jour dans le pays "d'origine" serait plus légitime,
toutefois celui porté à des milliers de kilomètres par un immigré ne perd pas pour autant de sa valeur et n'en devient pas illégitime. Qui et comment déterminer la légitimité d'un discours?

Sans défendre Yamina Benguigui qui pousse peut être un peu le trait et généralise un peu trop à mon goût, cela ne serait aussi que pure tartufferie voire déni que de dire que le discours qu'elle
tient relève d'une détestable fabulation.

Les discours n'engagent que ce qui les tiennent. Ainsi, Calixthe Benyala, Chenva Tieu et Yamina Benguigui quand ils prennent la parole s'engagent à titre personnel et n'engagent qu'eux-mêmes. Ils
nous donnent leur point de vue, leur avis. Un avis est par définition une opinion, un point de vue personnels. C'est ce que l'on pense et son expression. La construction d'un avis est subjective
car dépendant de la personnalité intrinsèque de chacun.

Libre à chacun d'user de son entendement et d'être ou ne pas être d'accord tout en respectant l'autre et en évitant le dénigrement.


問道 16/03/2010 19:21



La légitimité est de ne pas raconter absolument n'importe quoi, comme le font ces 3 exemples emblématiques.