Jean Ferrat

Publié le par 問道



   Quand j’étais petit, ma mère écoutait les cassettes puis les cd d’un artiste, moustachu, aux cheveux gris, qui m’était absolument inconnu, puisque ne passant ni à la télévision, ni à la radio. Il s’appelle Jean Ferrat, né Jean Tanenbaum le 26 décembre 1930. Ses amitiés communistes, compagnon de route de ce pauvre parti, il subi l’ostracisme aussi bien de la droite que de la gauche, qui maintenaient une espèce de censure molle. Alors que l’URSS ou autres pratiquaient la censure dure, policière, qui a encore lieu en république populaire de Chine ou dans les pays arabes, là il s’agit d’avantage d’une censure plus souple, pervers, les directeurs des grandes chaines ou des majors étant des amis des élites politiques, pas question d’embêter un ami…
   Compagnon de route du Parti Communiste Français donc, il contredit là l’adage « dis moi qui tu fréquente, je te dirai qui tu es », car il me semble n’être communiste que de contestation d’un ordre établit injuste. L’on est le fruit de l’arbre sur lequel on pousse et dans l’arbre qui vie pousser Jean Ferrat, c’est celui ou le communisme n’était pas encore démasqué et déconstruit et les discours séduisants d’alors ne trouvaient que des réponses maladroites et sectaires, un vrai monde bipolaire. Mais, compagnon de route ne signifie pas animal de compagnie, il sut prendre ses distances, ses vertus passant à ses yeux avant le parti. Aujourd’hui, sa principale cause est pour la diversité culturelle, menacé par les majors et les grandes surfaces du divertissement, les grandes radios etc etc…
   Au delà de ses engagements, Jean Ferrat est un vrai artiste. Outre ses chansons, il ne fait pas le chanteur pour la fortune et la gloire, au contraire d’autres, il ne me semble pas être du parti des hadopistes, mais pour transmettre ses messages. Il vie dans une petite maison de l’Ardèche, s’émerveille de voir une vieille dame préparer une soupe à l’ancienne, du goût d’un bon saucisson de campagne, des savoirs faires et traditions qui se perdent pendant qu’on envois des gens dans l’espace… sa vie, ce ne sont pas les voitures avec chauffeurs et les hôtels de luxe pendant la tournée des « enfoirés, pour les restos du cœur », ni l’évasion fiscale en Suisse ou à Londres… c’est aussi cela, la différence entre un artiste et une vedette de variété. Peut-être que je lui dois aussi ma façon d’être, marcher en dehors des clous.
   Ah, c’est sûr, les Johnny Halliday, Michel Sardou ou encore maxime le Forestier, Eddy Mitchel… tout ces petits employés des grandes entreprises du divertissement, de même, Shan Sa vend surement plus de livres de Cao Wenxuan… mais, est-ce que ça vaut le coup d’avoir autant de fans ? Certains font dormir, d’autres nous parlent de nos petites vies étroites, et d’autres enfin, nous donne envie d’être bienveillant envers autrui, d’être touché par le malheur des autres, d’être quelqu’un de bien, d’aimer la culture comme une chose qui aide les hommes à s’améliorer dans leur chemin… Non, Jean Ferrat n’aspire pas au « communisme » ou à la « révolution », au plus profond de lui-même, il aspire à la justice ! C’est cela un grand homme !







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