Hadopi

Publié le par 問道

   Nous vivons une époque formidable ! Les « artistes », « de gauche » se mobilisent pour défendre une loi qui représente tout ce qu’une personne de gauche trouve de plus détestable dans la droite : la loi HADOPI. Rédigé par le président de la FNAC (cette grande surface du divertissement qui a tué les petits vendeurs de disques et vidéothèques et à laquelle ont échappés les librairies grâce à une loi), cette loi propose donc comme réponse au téléchargement gratuit le contrôle et la répression. Le contrôle par la mise en place d’un mouchard sur votre ordinateur, la répression par la sanction vaguement gradué, aboutissant à la coupure de votre connexion internet. Mais vous devrez continuer à payer votre facture ! Je ne m’aventurerai pas sur cette loi, je vous invite à vous renseigner ici.

 

   Ce qui m’intéresse, c’est la tartuferie de ces vedettes du divertissement. Ils sont beaux et généreux dans leurs concerts des Enfoirés, pour aider les pauvres qui n’ont pas la capacité de réussir leurs vies en s’offrant une Rolex (il est de « gauche » lui aussi je vous rappel), ou les « sidaïques » (comme aime à le dire jean marie le pen). Ils vont même jusqu’à venir au Téléthon dire aux gens de donner pour aider les enfants myopathes ! On ne peu qu’être ému et trouver ces gens formidable, vertueux, généreux, des gens biens ! Parfois, ils parrainent des associations et ils viennent en parler à la télévision pour dire qu’ils s’occupent d’aider le tiers-état… enfin les gueux quoi !

   Alors, ces gens de gauche nous disent de « donner », mais, quand il s’agit que eux donnent… c’est une autre histoire. Je me souviens avoir vue à la télévision  Zazie nous expliquer « mais je gagne mon argent honnêtement, je ne vois pas pourquoi je serai obligé de donner, je donne déjà de mon temps », ce à quoi ma mère a répondu devant son écran : « ah ouais, tu gagnes ton argent honnêtement, et les ouvriers ou les classes moyennes à qui tu demandes de donner, ils le volent le peu d’argent qu’ils gagnent ? »

   Là il ne s’agit même pas que eux donnent de l’argent, mais, qu’ils laissent les gens échanger. Ils appellent cela du « piratage », l’échange gratuit entre gens. Moi qui pensait que le piratage, c’était de copier pour vendre à son profit, ou encore, la flibusterie, non, échanger, c’est du piratage. Et les femmes qui s’échangent des recettes et font leur quatre quart à la maison, sont des terroristes, les enfants qui jouent au football en essayant de refaire les dribbles des vedettes des matchs diffusés à la TV, c’est la Mafia…

 

   Bon, j’ai été sympa, je balance quelques noms :

 

Maxime le Forestier qui chantait, il y a bien longtemps :

 

   La maison a changé de couleur apparemment…

 

   Bernard Lavillier, qui nous vendait l’Amérique latine des Gringos, aventuriers qui n’ont rien d’autre que leur peau dure dégoulinant de sueur, nous vendant Cuba et le fantasme du Che Guevara… il chantait ça aussi :

 

   Non, la musique est un cri qui vient du portefeuille…

 

   Pierre Arditti nous jure qu’il est de gauche, surement l’aile gauche de TF1 il veut dire. Et quand ce millionnaire ne travail pas, il vient gratter ses indemnités d’intermittent du spectacle…

 

   Kery james, abd el malik… tous ces petits tocards de néobeaufs de banlieues, qui représentent pour le hip hop ce que les yéyés sont au rock… ils viennent pleurer sur la banlieue « le chômage », « la stigmatisation » ou encore « on a rien », « le racisme », « le karcher » mais « vive la répression pour les pauvres qui échangent la musique gratuitement »…

 

   Pascal Obispo… comme l’ont dit les guignols « qu’il ne soi pas récompensé, ça c’est une victoire de la musique »…

 

   Quelques artistes contre la criminalisation de l’échange de fichier : Nicolas Sirkis d’Indochine, Catherine Deneuve (je partage votre surprise), à l’international, Iran Maiden, David Gilmour et Nick Mason (Pink Floyd), Mike Jones (Clash) ou Annie Lennox…

 

   En conclusion:

 

Publié dans Anecdotes

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