Les mots ça sert à mentir!

Publié le par 問道

   Depuis des siècles et des siècles, les penseurs occidentaux, créateurs de dogmes, inventeurs de religions théoriciens et autres, ont passés leurs temps à essayer d’expliquer le monde, la réalité des choses, avec leurs mots et réclamés des gens qu’ils les suivent, les écoutent et souvent, imposent leurs visions du monde à tous. Ils n’ont jamais été que des beaux parleurs, des baratineurs qui n’avaient pour motivations que leurs vanités et leur désir de maîtrises de l’existence. Peut-être ont-ils eut peur de la difficulté d’exister, de la complexité de la vie et de l’existence et qu’ils ont construit touts ces dogmes pour se rassurer, en se persuadant que tout est simple et qu’ils sont dans le vrai absolu.

   La parole, ils en ont usés et en usent, montrent à quel point ils sont brillants et à quel point ils maîtrisent l’existence. Leurs mots sont exacts, leurs phrases expliquent que tout est ce qu’ils en disent et leurs auditoires les écoutes, les admires et cherchent à consacrer la vision de l’existence à laquelle ils adhèrent comme la seule vérité et le discours du maître comme le seul devant exister. Coûte que coûte.

   Les mots sont limités, les discours ne peuvent tout expliquer. Nous ne sommes que des hommes, notre existence est limité dans l’espace et dans le temps et nos perceptions ne vont à peine plus loin. Les mots sont encore plus limités que nos perceptions, plus petits que nos ressentis ou nos expériences et pourtant, nous leur donnons le pouvoir de dire tout, de définir tout, de décrire l’existence de toutes choses.

   La philosophie signifie étymologiquement « amour de la sagesse », mais est basé sur la parole, le discours et le débat. Débattre sur une décision à prendre ou un fait historique et son incidence n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire, tant que l’on oublis pas ses limites, mais débattre de ce qu’est le monde, la vie, l’existence semble de trop. Nous observons même des débats sur des choses invérifiables et imperceptibles (Dieu, Allah, paradis, enfer, comment aller au premier endroit ou éviter d’aller dans l’autre), l’on voit des discours nous expliquant la supériorité de la théorie sur la réalité, que le dogme est bon mais que c’est l’homme qui est mauvais.

   Avec les mots, les discours, l’ensemble de ceux qui les manient nous expliquent dans l’ensemble qu’il n’existe pas d’agresseurs, pas de conquérants, ni de colonisateurs. Tout le monde veux la paix, tout le monde veux la prospérité et instaurer le respect des peuples, mais tous font la guerre, envahissent le voisin et le voisin du voisin, chassent le « mauvais penseur » ou le « traitre » et installent l’autre dans la misère ou le dénuement. La violence, la colonisation, l’acculturation, ou le génocide culturel, la paupérisation et l’exploitation, c’est pour le bien de chacun, le bien de ceux qui subissent !

   Il n’est pas spécialement une vertu de garder le silence en toutes circonstance, la parole nous permet de lier connaissance, d’échanger et de créer, de transmettre aussi, de témoigner, il s’agit ici de parler du mauvais usage de la parole, tromper les autres et exprimer la supériorité de son école et le bien fondé de l’adhésion sans concession à sa doctrine.

   Moi-même, j’use des mots, mais mon propos n’est pas de vous imposer mes idées et opinions, mais de vous inviter à étudier, décrypter et comprendre le monde dans lequel nous vivons, ses pièges, ses mensonges, ses enjeux, mais aussi, essayer de vous faire découvrir autre chose que le présent et l’avenir que l’on vous impose, le « bien » ou le « normal », en vous invitant à explorer votre propre imagination.

Publié dans Langue de bois

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